05/07/2017
Avant première : découvrez lors du Dîner de gala : 90 ans ! le teaser du ...
05/07/2017
La France, la Russie et les enfants ! Aucune autre organisation caritative ...
05/07/2017
deux nouveaux partenaires dessert pour le Dîner gala 90 ans ! COUCOU ...
03/07/2017
Bonne nouvelle pour le dessert et l'after : Palais des Thés sera partenaire et ...
03/07/2017
Thierry Mariani homme politique français, député de Vaucluse puis des ...
28/06/2017
Champagne Louis Roederer, partenaire Champagne du Dîner de gala : 90 ans !

Dîner Gala 90 ans : Avant première du documentaire Moins 365 degrés

Avant première : découvrez lors du Dîner de gala : 90 ans ! le teaser du documentaire « Moins 365 degrés » Avant le Mondial, 1 an de Russie en version originale présenté par son réalisateur himself !

« Tu vis en Russie !!!! Alors ils sont comment là-bas, parce que ça craint non ? ». Systématiquement posée en France, c’est de cette question qu’a germé dans l'esprit du réalisateur Aly Keita l’idée de réaliser le film « Moins 365 degrés ».

Un an et onze villes à découvrir – caméra et micro en main - auprès du peuple russe, afin de montrer une Russie vraie, à défaut de prétendre à rétablir une quelconque forme de «vérité ». Car mine de rien, le Mondial 2018 c’est déjà demain. Alors que le futur pays hôte n’a jamais paru si lointain…
 

La fondation Auchan au Dîner Gala 90 ans !

La France, la Russie et les enfants ! Aucune autre organisation caritative n'aurait pu mieux que la FONDATION AUCHAN convenir à cette très belle soirée de gala 90 qui s'annonce.

 

http://www.pokolenie-auchan.ru/

Diner de gala 90 ans : les news, les news, les news !

deux nouveaux partenaires dessert pour le Dîner gala 90 ans ! COUCOU FROMAGES et PATISSERIE RENARDI !

 

 

Palais des thés partenaire du Dîner gala 90 ans !

Bonne nouvelle pour le dessert et l'after : Palais des Thés sera partenaire et fournisseur exclusif de thé !

 

Diner de gala 90 ans : les news !

Thierry Mariani homme politique français, député de Vaucluse puis des Français de l’étranger ainsi que Secrétaire d'État et Ministre des Transports de 2010 à 2012 et co-Président du Dialogue Franco-Russe fera l'honneur à l'UFE Russie d'être parmi nous lors du Dîner de gala : 90 ans !


Diner Gala 90 ans : Champagne !

Champagne Louis Roederer, partenaire Champagne du Dîner de gala : 90 ans !

Diner Gala 90 ans : les news !

le Sénateur Christophe-André Frassa fera l'honneur à l'UFE Russie d'être parmi nous lors du Dîner de gala 90 ans !

La Russie, septième pays le plus attractif pour les investisseurs étrangers en Europe

En un an, le nombre de projets impliquant la participation d’investisseurs étrangers en Russie est passé de 201 à 205, soit un indice record depuis 2005, indique le rapport du cabinet d’audit.

La Russie s’est hissée à la septième place du classement annuel sur l’attractivité des pays d’Europe établi par le cabinet EY (anciennement Ernst&Young), publié le 1er juin. Un résultat sans précédent.

Place Rouge 1

Le cabinet EY classe également les pays en fonction de la quantité d’emplois générés par les investissements étrangers. Crédits : Wikimédia

En un an, le nombre de projets impliquant la participation d’investisseurs étrangers en Russie est passé de 201 à 205, soit un indice record depuis 2005, indique le rapport du cabinet d’audit.

La Russie se classe ainsi septième au baromètre EY, devançant la Belgique. En tête du classement : le Royaume-Uni, l’Allemagne, la France, l’Espagne, la Pologne et les Pays-Bas. Pour comparaison, on dénombre au Royaume-Uni 1 144 projets de ce type.

Le cabinet EY classe également les pays en fonction de la quantité d’emplois générés par les investissements étrangers. Là aussi, la Russie arrive septième (avec 15 064 emplois créés), dépassée notamment par la Serbie, la Roumanie et la Pologne.

Allemands et Américains en tête

Selon Alexander Ivlev, partenaire EY pour la Russie, on observe, sur la période, une augmentation des projets d’investissements allemands et américains. La France et l’Autriche sont aussi actives sur le territoire russe avec respectivement 20 (comme en 2015) et 9 projets en 2016. En revanche, les investissements italiens sont en baisse (de 12 à 7 projets).

« L’Allemagne et les États-Unis sont les leaders à la fois en nombre de projets qu’en termes de croissance. En 2016, la quantité de projets allemands a augmenté de près de 20 %, de 36 à 43, alors que les Américains ont battu leur record avec une augmentation de 31 %, soit 38 projets », a souligné l’expert.

La Russie centrale a la cote

En termes de secteurs de production, c’est l’industrie alimentaire qui domine (avec 32 projets d’investissements). Les investisseurs étrangers sont également présents dans la production d’automobiles et d’équipements (27 projets), les produits chimiques (23) et l’équipement électronique (15 projets). On ne trouve quasiment aucun projet d’investissement, en revanche, lié à l’industrie forestière ni à la production textile.

Géographiquement, un projet d’investissement sur quatre (49) impliquant une participation étrangère se déploie sur le territoire de Moscou et de sa région. Arrive ensuite la région de Kalouga, où le nombre de projets a été multiplié par deux en un an (15). À l’inverse, les investissements ont baissé à Saint-Pétersbourg (de 22 à 15) et au Tatarstan (près de deux fois moins).

Le classement EY recense les projets dans lesquels les investisseurs étrangers acquièrent une part supérieure à 10 % du capital de l’entreprise concernée, et participent à la gestion de son activité. Des accords comme l’acquisition de 19,5 % des actions de Rosneft, par exemple, ne sont pas pris en compte.

Le Baromètre de l’attractivité européenne d’EY est à ce jour le seul rapport permettant de comparer les pays européens en matière d’accueil de l’investissement étranger créateur d’emploi.


Article LE COURRIER DE RUSSIE paru le 2 juin 2017

https://www.lecourrierderussie.com/economie/2017/06/ey-attractif-investisseurs-etrangers-europe/

Des chèvres françaises à l’assaut de Smolensk

Décidés à se lancer dans la fabrication du fromage, un homme d’affaires russe et sa famille ont acheté un troupeau de chèvres françaises et fait venir un consultant de l’Hexagone. Aujourd’hui, leur production fait le bonheur des Moscovites. Le Courrier de Russie a fait un tour à leur ferme.

chèvres smolensk

Chèvres de race alpine à la ferme de Smolensk. Crédits : Rusina Shikhatova/LCDR

L’histoire de la société Ko&Co commence en 2006 – bien avant les sanctions européennes et l’embargo alimentaire. Cette année-là, Iouri Igochine, fondateur de l’entreprise IT Microtest, achète une parcelle de terrain dans les environs de Smolensk.

C’est un peu par hasard que Iouri, originaire de l’Oural et ayant longtemps travaillé à Moscou, opte pour Smolensk, simplement parce que la région est aisément accessible depuis la capitale : quatre heures de voiture et vous voilà en pleine nature, loin de l’agitation de la grande ville. Le businessman aurait pu s’y faire construire une luxueuse datcha mais il a fait le choix d’une ferme fromagère – et familiale. Son fils Kirill est le directeur commercial de l’exploitation ; sa fille, Daria, est la fromagère en chef ; et le mari de cette dernière, Roman Vorobiov, est responsable de l’élevage de chèvres.

C’est lui qui vient me chercher à la gare de Smolensk. Nous parcourons 30 km pour gagner la ferme – dont le dernier dans la boue, sur un sentier de terre. À l’entrée, nous sommes accueillis par un chat. « C’est notre assistant junior, me dit Roman. Il attrape tous les rongeurs, qui sont des nuisibles dangereux pour une ferme. »

J’aperçois d’abord deux locaux : la fromagerie et une petite maison, où Roman et sa femme se sont installés après avoir quitté Ekaterinbourg, en 2015. Iouri, qui vient souvent de Moscou rendre visite à l’entreprise familiale, est aussi là aujourd’hui. Il précise avoir établi un business plan détaillé avant de construire sa ferme. « Dans l’alimentaire, à la différence du secteur des technologies de pointe, par exemple, où j’ai l’habitude de travailler, on peut encore créer sa propre production », m’explique-t-il, alors que nous faisons le tour de la propriété. Iouri souligne qu’il était attiré par ce marché, où, pour le citer, « la qualité du produit détermine encore la demande ». « En outre, même en période de crise, la nourriture est la dernière chose à laquelle renonce le consommateur », ajoute-t-il, pragmatique.

L’entrepreneur n’a pas eu besoin de demander un crédit. Ses 200 millions de roubles (3,3 millions d’euros), gagnés dans les technologies de l’information, sont arrivés très à propos. « En réalité, notre motivation première, c’est la gourmandise !, intervient Ekaterina, l’épouse de Iouri. J’aime le fromage de chèvre, et il y a peu de gens qui en fabriquent chez nous, en Russie. »

Adapter le produit français au goût russe

Iroui Chèvres smolensk

Iouri, le fermier de Smolensk. Crédits : Rusina Shikhatova/LCDR

Au départ, les Igochine comptaient acheter le lait de chèvre pour fabriquer leur fromage, mais ils se sont rapidement rendu compte que la Russie n’avait pas de lait convenable. En 2013, ils ont donc décidé d’acquérir auprès du groupe français KBS-Genetic un troupeau de chèvres de race alpine, dont le lait convient idéalement pour la fabrication de fromage. Le premier troupeau – de 320 chèvres et 13 boucs – est arrivé à la ferme à l’automne 2014, tout juste après l’introduction de l’embargo russe sur une série de produits étrangers. Un an plus tard, un deuxième cheptel de 322 chèvres et 15 boucs les rejoignaient à Smolensk.

En même temps que les chèvres, en octobre 2015, la ferme des Igochine a accueilli Michel Lepage, consultant français en formation fromagère. Le spécialiste a formé le personnel et mis en route le processus de fabrication. « Nous nous sommes efforcés d’adapter le produit français au goût russe », se souvient le fromager français, qui a passé plusieurs semaines à la ferme Ko&Co. Aujourd’hui, ses clients, plutôt satisfaits du résultat, recommandent les services de Michel Lepage à d’autres fromagers débutants. À l’agenda du consultant français figurent déjà des fermes à Serpoukhov, Ekaterinbourg et en Crimée.

Du fromage pour tous

À la ferme de Smolensk, tout est réglé comme une horloge. La journée de travail commence tôt : la première traite des chèvres est à 7 heures. Jusqu’à la deuxième, à 17h30, il faut nourrir les animaux plusieurs fois dans la journée, donner des médicaments à ceux qui sont malades, et aider, si besoin, à mettre bas. 1 000 chèvres vivent à la ferme. « Nous travaillons sans relâche pour nous occuper de chacune d’elles », confie Roman Vorobiov.

Chaque chèvre donne deux à quatre litres de lait par jour, ce qui permet de fabriquer, au total, environ 300 kg de fromage en 24 heures, ou huit tonnes par mois. À en croire Daria Vorobiova, pour une fabrication selon des méthodes traditionnelles, c’est énorme. « Nous produisons des quantités que même les fermes françaises nous envient, affirme fièrement la jeune femme. C’est-à-dire que nous sommes les premiers non seulement en Russie, mais dans le monde entier ! »

Chèvres Smolensk

La journée de travail commence tôt : la première traite des chèvres est à 7 heures. Crédits : Rusina Shikhatova/LCDRchèvres Smolensk

Les chèvres attendent leur repas. Crédits : Rusina Shikhatova/LCDRchèvres Smolensk

Les chèvres de Smolensk. Crédits : Rusina Shikhatova/LCDR

« Au début, intervient Roman, nous n’avions pas réalisé l’importance, dans la fromagerie, d’une bonne alimentation des bêtes. Mais en fait, meilleure est la nourriture des chèvres, meilleur est le lait ! » De fait, la distribution de nourriture est une tâche essentielle. Chaque jour, les ouvriers de la ferme distribuent les ballots de foin à la main, en jetant soigneusement tous les brins d’herbe pourris, qui nuisent à la qualité du lait.

Les chèvres sont réparties dans deux étables, de 500 têtes chacune. Entre les deux bâtiments : la salle de traite – où tout n’est, toujours, que calme et propreté. Le lait arrive à la fromagerie, située à proximité, par un système de tuyaux.

Le lait est vivant

La fabrication du fromage a quelque chose de l’industrie spatiale : en termes de propreté autant que de niveau de développement des technologies utilisées. À l’entrée de la fromagerie, on me donne une combinaison stérile, des sur chaussures hautes et épaisses, une charlotte de protection et des gants. Pas question d’entrer ici avec la grippe – les bactéries humaines pourraient gêner le travail de celles du fromage, et celui-ci risquerait de s’abîmer. À Smolensk, il n’y a pas que les méthodes et les ferments qui sont français, mais aussi la cendre spéciale utilisée pour saupoudrer le fromage, et le papier d’emballage particulier. « Au départ, nous nous disions que nous ferions exactement tout comme les Français, et que tout irait bien, se souvient Daria. Mais ce n’est pas si simple ! On travaille avec du lait vivant, différent chaque jour. Il faut improviser en permanence. »

Dans la salle de fabrication, le travail se fait exclusivement à la main. Seule la pasteurisation du lait est automatisée. « En Russie, elle est obligatoire, légalement », précise Daria. Trois équipes de cinq à six personnes travaillent à la fromagerie. Le lait pasteurisé est mélangé aux ferments dans de grandes cuves, où il repose ensuite une nuit : il se forme alors une bonne moisissure, et le lait se transforme en fromage.

fromage russie smolensk

Dans la salle de fabrication, le travail se fait exclusivement à la main. Crédits : Rusina Shikhatova/LCDRfromage russie smolensk

Ko&Co produit également des fromages à pâte dure à titre d’essai. Crédits : Rusina Shikhatova/LCDRfromage russie smolensk

Fromages cendrés chez Ko&Co à Smolensk. Crédits : Rusina Shikhatova/LCDR

Le lendemain matin, le produit obtenu est salé et disposé dans des moules, où le fromage repose encore une journée. Ensuite, soit il est envoyé à l’atelier d’emballage, s’il s’agit de chèvre frais, soit il part à la chambre d’affinage. Là, les ouvriers contrôlent quotidiennement chaque morceau, afin de s’assurer que la moisissure se développe correctement. « Nos fromages n’ont pas de date de péremption, souligne Daria. La mention de la date de fabrication sur l’emballage est une exigence des standards de qualité russe. Mais elle sert principalement au consommateur à s’orienter : en effet, certains aiment les fromages jeunes, tandis que d’autres préféreront un produit plus vieux – plus ferme et plus goûtu. »

Les fromages par trop goûtus, toutefois, ne partent pas à la vente. Sous mes yeux, par exemple, un lot de 127 portions est jeté. « Il a un arrière-goût de légume trop exprimé », explique Daria, ajoutant que les fromages trop affinés sont difficiles à comprendre même pour le public moscovite le plus averti. « Il est arrivé que des gens rentrent chez eux, coupent un morceau d’un fromage de ce genre et décident : ça pue trop ! Et le rapportent au magasin… », poursuit-elle. Par conséquent, il a fallu renoncer, pour l’heure, à fournir aux chaînes de distribution les fromages les plus « puissants ».

En revanche, les bûches, pyramides et crottins de chèvre frais quittent chaque matin la ferme de Smolensk pour rejoindre les supermarchés moscovites. Dans les magasins de la chaîne Vkusvill, par exemple, une bûche de chèvre frais de 95 grammes coûte 270 roubles (4,5 euros).

fromage russie smolensk

Assortiment de fromages Ko&Co. Crédits : Rusina Shikhatova/LCDR

Les fromages de Ko&Co ont rapidement trouvé leur clientèle et permis à la ferme de revenir sur ses investissements dès novembre 2016. Depuis, constate Iouri Igochine, chaque litre de lait trait rapporte de l’argent. Même si le produit, pour l’heure, n’a trouvé ses admirateurs que dans la capitale, demeurant trop cher pour les habitants des autres villes du pays.

Mais le marché du fromage à Moscou est encore loin de la saturation, et il voit régulièrement entrer de nouveaux acteurs. Ainsi, l’expérience des Igochine-Vorobiov a déjà inspiré certains de leurs amis : à l’automne 2016, le groupe UGMK-Agro, dans l’Oural, a reçu son troupeau de chèvres françaises et commencé à produire ses premiers lots, d’un fromage tout à fait remarquable.

Le fromage en Russie

Le fromage arrive en Russie à la fin des années 1690, quand Pierre le Grand, après l’avoir découvert aux Pays-Bas, fait venir plusieurs fromagers hollandais à Pétersbourg, qui ouvrent des productions dans les domaines impériaux.

La première fromagerie russe est fondée en 1795, dans la province de Tver, dirigée par le fromager suisse Johanes Müller.

On considère que le premier fromager russe est Nikolaï Verechtchaguine, qui a quitté la Marine militaire pour aller étudier la fabrication du fromage pendant une année en Suisse, en Allemagne, en Angleterre et au Danemark, et a ouvert à son retour des ateliers de production dans les villages d’Otrokovitchi et de Vidogochi, dans la région de Tver. Les fromages de Verechtchaguine se sont rapidement vendus en magasin, et ses ateliers se sont mis à proliférer, dans la région de Tver mais aussi dans les provinces voisines : de Kostroma, de Vologda et de Iaroslavl. En 1870, le marchand Vladimir Blandov s’est intéressé à l’activité de Verechtchaguine et a distribué ses fromages et son lait à Moscou. Grâce à leurs efforts communs, en ouvrant à travers tout le pays des écoles, des instituts et des fabriques fromagers, les deux hommes ont rapidement mis en place une production massive d’un fromage de qualité, largement récompensé à l’Exposition universelle de Paris en 1900.

Au XXe siècle, c’est le Laboratoire de recherche scientifique sur la fabrication du fromage, créé en 1936 au sein de l’Usine fromagère de la ville d’Ouglitch, qui veille à la qualité du fromage russe. Le laboratoire, rebaptisé en 1944 Institut de fabrication du fromage et du beurre, ouvre peu à peu des filiales dans toutes les régions soviétiques, chacune dotée d’une spécialisation propre. Dans l’Institut de l’Altaï, à Barnaoul, on travaille sur les fromages à pâte cuite de type gruyère, les spécialistes du département de Stavropol étudient les fromages en saumure, ceux de l’institut de la ville de Kaunas, en Lituanie, veillent à la qualité des fromages à pâte molle, et, à Ouglitch, on étudie les pâtes semi-fermes. Ces établissements de recherche existent toujours.


Article paru le 27 avril 2017 dans LE COURRIER DE RUSSIE

https://www.lecourrierderussie.com/economie/2017/04/chevres-francaises-smolensk-fromage/

La Niva, arme russe d’exportation massive, fête ses 40 ans

La Lada Niva est comme un menhir. Alors qu’elle vient de souffler, le 5 avril, sa quarantième bougie, elle semble ne pas avoir pris une ride – ni dans son aspect, ni dans le cœur des automobilistes. Le Courrier de Russie a décidé de dresser un portrait technique du légendaire 4×4 soviétique, en guise d’hommage à son créateur, Piotr Prousov, décédé quelques jours seulement avant cet anniversaire.

Lada Niva

La Niva est seule Lada à avoir conquis les six continents. Crédits : S.Kazakov/AvtoVAZ

La Niva, cet heptagone d’acier posé sur quatre roues motrices, n’a pas de frontière. On la voit traverser des marais, se libérer des tentacules de la boue campagnarde, rejoindre l’Arctique, grimper des escaliers dans les montagnes du Caucase… On la croise aussi bien sur les routes étroites du Pérou que dans un virage ombragé des Pyrénées.

La Niva, présente dans le monde entier, c’est surtout un concentré de Russie à la portée de tous. Des suspensions au plus proche des réalités russes, une direction ferme et une consommation de combustible à faire tourner de l’œil un économiste allemand.

La Niva, c’est un vrai tape-cul, en somme, mais un tape-cul ayant su surmonter tous les obstacles que Mère Histoire a dressés sur sa route, sans jamais rétrograder.

La naissance d’une légende

La da Niva

Lada Niva dans les années 1980. Crédits : AvtoVAZ

L’histoire de la Niva commence comme tout conte soviétique qui se respecte. Un beau jour de l’an 1970, le Conseil des ministres de l’URSS charge les trois grandes usines automobiles du pays – VAZ, AZLK et Ijmach – de concevoir un « véhicule tout-terrain offrant le confort d’une voiture » pour la campagne russe.

Des groupes de travail sont créés chez chacun des constructeurs. Piotr Prousov, jeune ingénieur fraîchement diplômé en construction automobile, intègre celui de l’usine VAZ de Togliatti (actuelle AvtoVAZ, détenue à 50,01 % par l’Alliance Renault-Nissan).

Le projet de tout-terrain de VAZ se démarque immédiatement par une caractéristique innovatrice majeure : sa caisse autoporteuse. « C’était une première dans la pratique mondiale, se souvenait Piotr Prousov en 2016, dans une interview pour la revue Kultura. Mais le but n’était pas de faire dans l’originalité – simplement, l’usine VAZ ne produisait pas de châssis. On a fait avec ce qu’on avait ! »

Pitro Prousov

Piotr Prousov chez VAZ. L’ingénieur est mort le 19 mars à 75 ans. Crédits : AvtoVAZ

VAZ l’emporte sur ses concurrents. Et, en 1972, Prousov est nommé premier ingénieur du projet VAZ-2121, alias Niva, clin d’œil aux filles de Piotr – Natalia et Irina – et aux fils du technicien en chef Vladimir Soloviev – Vadim et Andreï.

La première « vraie » Niva, dans son aspect actuel, voit le jour en 1976. Outre la caisse autoporteuse, elle comporte d’autres éléments révolutionnaires pour l’époque, comme une suspension avant indépendante et des freins à disque. Le 4×4 remplit aussi les exigences étatiques originelles : avec ses 3,74 mètres de long et son poids d’1,2 tonne, elle ressemble à une voiture. Enfin, le lancement de la commercialisation, en 1977, ouvre une nouvelle page dans l’histoire du constructeur, la Niva devenant le premier modèle « original » construit dans cette usine, qui, depuis 1970, ne produisait que des dérivés de la Fiat 124.

Après avoir fait le bonheur de l’ouvrier et de la kolkhozienne russes, la Niva est envoyée, en qualité d’ambassadrice, au Salon de l’automobile de 1978, à Paris, afin de tenter de conquérir le cœur du paysan et du bourgeois européens.

« À l’époque, malgré ce que certains affirment aujourd’hui, personne ne se doutait du potentiel de la Niva à l’étranger. Le vrai déclic s’est produit en 1978-1979, lorsque l’Allemagne et la France ont été touchées par de fortes chutes de neige. À Hambourg, les seules voitures qui pouvaient encore circuler étaient des Niva. Cet épisode a déclenché une vraie folie de la Niva ! On est passé d’une production annuelle de 25 000 voitures à 75 000 », se remémorait Prousov dans un entretien accordé à la revue Itogui en 2012.

Niva 1977

Première Niva Vaz 2121 produite en 1977. Crédits : AvtoVAZ

Face à la Niva légère, compacte, robuste et économique ne se dressaient alors sur le marché que de bons vieux tout-terrains lourds, encombrants et très chers. « Il a fallu attendre une dizaine d’années pour voir apparaître le premier concurrent sérieux de notre 4×4 : la Suzuki Vitara », poursuivait l’ingénieur.

Dès lors, les exportations du tout-terrain soviétique explosent. Selon les chiffres d’AvtoVAZ, sur les 2,5 millions de Niva produites depuis 1977, plus de 530 000 ont été vendues à l’export. « C’est la seule Lada ayant conquis les six continents ! », se félicite l’entreprise. Et c’est aussi l’une des seules voitures au monde qui, en 40 ans, n’a pas subi de relooking complet.

« Chez AvtoVAZ, ils se sont toujours dit : À quoi bon changer, puisque la voiture se vend bien ? », précisait Piotr Prousov dans son entretien à Itogui, avec une pointe de regret.

Une bonne mauvaise voiture

Lada niva california

Publicité pour la Lada Niva California

Youri Efimov connaît bien l’éternel 4×4 de VAZ. Journaliste indépendant, il est l’initiateur de plusieurs sites informatifs de référence sur la Niva, tels LADA 4×4 et le Club officiel Lada, ainsi que d’une chaîne YouTube spécialisée dans les tests des nouvelles versions.

Pour l’expert automobile, la clé du succès de ce véhicule est le résultat d’une équation simple. « La Niva permet d’aller partout et coûte relativement peu cher, autant à l’achat qu’en termes de pièces détachées. C’est la troisième voiture idéale : pour le plaisir, le week-end… », explique-t-il au Courrier de Russie, soulignant que le prix d’un modèle neuf de base démarre à moins de 500 000 roubles (8 300 euros).

Vladimir Poutine en possède d’ailleurs une depuis 2009, qu’il dit n’utiliser que très rarement, pour ses promenades sur les chemins de montagne de Sotchi. « Globalement, c’est une bonne voiture », avait-il commenté en 2010, cité par RIA Novosti. Et pour cause : dans la foulée, le président russe avouait avoir remplacé le moteur originel par un Opel…

« Il est certain que la Niva a énormément de défauts, reconnaît Youri Efimov. Le moteur d’origine présente de nombreuses fragilités, la boîte de vitesse est faible, l’habitacle vibre et est peu insonorisé, elle consomme beaucoup, ne dispose d’aucun accessoire de sécurité… »

« Une mauvaise voiture, quoi ? », laissé-je échapper.

« Mais elle vaut son pesant d’or ! C’est aussi une voiture compacte, petite, légère et passe-partout, au volant de laquelle on se sent un vrai homme ! », me remet à ma place le passionné.

Poutine Niva

Vladimir Poutine et sa Niva. Crédits : AvtoVesti

La Lada Niva heptagone ultra-tout-terrain pourrait toutefois vivre ses derniers instants. La direction d’AvtoVAZ a annoncé la sortie d’une Lada 4×4 nouvelle génération, sur la base du Duster, dans les années à venir. Une décision que Piotr Prousov avait très justement commentée plusieurs fois avant sa mort, le 19 mars : « Une voiture, ce n’est pas comme un bon cognac – ça ne se bonifie pas avec l’âge ! »


Le saviez-vous ?

La Lada Niva ne s’appelle plus Niva mais Lada 4×4 depuis 2002 et la formation de la coentreprise GM-AvtoVAZ, qui produit sa propre Chevy Niva.

Le dernier modèle en date est la Lada 4×4 Urban, produite en 2014 et qui possède un pare-chocs en plastique au lieu du métal historique et propose, en option, l’ABS et la climatisation.

Comptez 250 000 roubles pour une Lada 4×4 d’occasion à Moscou, âgée de moins de quatre ans et affichant moins de 40 000 km au compteur.

Environ 36 000 modèles de Niva ont été immatriculés en France depuis 40 ans.



Article paru le 11 avril 2017 dans LE COURRIER DE RUSSIE

https://www.lecourrierderussie.com/culture/2017/04/lada-niva-arme-russe-40-ans/

Palais des Thés partenaire UFE Russie !

Parce que le thé est avant tout une origine, Palais des Thés parcourt le monde pour vous faire découvrir des récoltes d’exception. De la relation engagée que nous cultivons avec chacun de nos producteurs naît une infinie palette de saveurs et d’émotions.

Parce que le thé est aussi une inspiration, Palais des Thés signe, à Paris, des thés et infusions parfumés qui révèlent à votre palais les secrets de cette boisson raffinée.

Depuis 2016 la Maison de Thé est présente en Russie. Retrouvez-nous et venez déguster le meilleur du thé dans nos points de vente:

A Moscou: 

  • La boutique Palais des Thés et L'Ecole du Thé sur Pokrovka, 4 bat 1 

  • Les Boulangeries François: Pechatnikov pereulok, 19/22 bat.1 /  Chaplygina ul, 16 / Malaya Polyanka ul, 5

  • La Boule: Krymsky Val, 9, bat 19

  • Globus Gourmet: ul. Bolshaya Yakimanka, 22, Centre Commercial "Guimeney" / Kutuzovsky prospect, 48, Centre Commercial "Vremena Goda" / Petrovka ul, 2 bat 2, "TSUM"

  • Mega Centre Italiya:  Pilugina ul, 10

  • GUM: Krasnaya Ploschad, 3

Dans la région de Moscou:

  • Globus Gourmet: Rublevo-Uspenskoe shosse, 186, Centre Commercial "Zhoukoffka Plaza"  / 23 km MKAD, Centre Commercial "Premier"

A Saint Petersbourg:

  • Globus Gourmet: Engelsa prospect, 33, Centre Commercial Svetlanovsky

 

LEXGARANT nouveau partenaire UFE Russie !

LEXGARANT Insurance Company est fière d'offrir à ses clients plus de 40 produits d'assurance (programmes d'assurance) leur assurant une protection complète pour toute une gamme de risques et assurant un remboursement rapide des pertes. Dans un environnement actuel où l'assurance devient l'un des éléments clé du système de gestion des risques de toute entreprise, nous avons conçu un système complet de couverture d'assurance pour nos clients corporatifs.

 

Alexandre de Russie nouveau partenaire UFE Russie !

Alexandre de Russie est un portail francophone participatif qui a pour objectif de développer les relations à l’intérieur de la communauté francophone de Russie en donnant à ses acteurs la possibilité de partager leur connaissance, leurs idées, leurs bons plans et leur savoir-faire. Alexandre espère ainsi renforcer la cohésion entre expatriés francophones et russes francophones.


Eiffage Clemessy nouveau partenaire UFE Russie !

Spécialiste du génie électrique et génie mécanique Au sein de la branche Energie du groupe Eiffage, l'un des leaders européens du BTP et des concessions, Clemessy réunit l’ensemble des compétences pour concevoir, intégrer, installer, maintenir et améliorer des systèmes et équipements en génie électrique et génie mécanique. En favorisant les synergies internes et en développant les compétences de chacun, Clemessy répond à de très nombreux besoins, qu’il s’agisse de travaux neufs ou de maintenance.


«Le marasme géopolitique» retombé, les PME françaises arrivent massivement en Russie

La Maison des entrepreneurs français à Moscou (MEF) va s'agrandir dans quelques semaines grâce à l'arrivée massive et soudaine de PME françaises. Avec une économie plus dynamique qu’en Europe, la Russie recèle de vraies opportunités de croissance, explique à Sputnik Yannick Tranchier, fondateur de Numa Moscou et cocréateur de la MEF.

A la lumière des changements politiques en Europe comme aux États-Unis, on constate un regain d’intérêt des entreprises françaises pour la Russie. Le déménagement de la MEF dans des locaux plus vastes pour accueillir tous les entrepreneurs français désireux de faire leur business à Moscou en est une preuve supplémentaire.

« L’ambiance locale de la communauté française est bonne et elle ne fait que s’améliorer. Ça veut dire que les signaux envoyés par la Russie en Europe sont plus positifs qu’il y a deux ans, ça veut dire que tout le marasme géopolitique est en train de retomber. Je pense qu’il y a d’autres sujets d’inquiétude, les projecteurs ne sont plus braqués sur la politique de la Russie et laissent davantage le champ libre aux entreprises et aux relations économiques entre l’Europe et la Russie », a constaté Yannick Tranchier dans un entretien à Sputnik à l'occasion de la présentation des partenaires UFE RUSSIE 2017 accueillie par la MEF.

Et de constater la baisse de la défiance « qui a été colportée par les médias occidentaux sur la Russie depuis presque trois ans », car « la reprise en Europe se fait toujours attendre… Les entreprises ont besoin de s’exporter et elles découvrent ou redécouvrent la Russie », explique M. Tranchier.

L’ingénieur français donne l'exemple de deux entreprises qui avaient des activités en Russie et qui, lors de leur dernière visite en 2016, se sont rendues compte qu’il y avait en Russie une économie «  beaucoup plus dynamique qu’en Europe et donc qu’il y avait de vraies opportunités de croissance et elles ont décidé d’investir vraiment en Russie au lieu de simplement laisser vivre leur activité ».

« Ils ont compris qu’il n’y pas qu’Auchan en Russie, qu’il y a énormément de consommateurs, qu’il y a une économie qui est en croissance et qui va continuer à croître dans les années à venir. Tous les signaux sont au vert en ce qui concerne l’économie russe et c’est très favorable aux entreprises françaises qui décident de s’implanter et d’investir maintenant », souligne M. Tranchier.

Quant aux domaines qui attirent le plus les entrepreneurs français, Yannik Tranchier dit avoir du mal à n'en citer qu'un, car grâce aux opportunités que recèle la Russie d’aujourd’hui,  la trentaine d’entreprises françaises implantées dans la MEF couvrent tous les secteurs. 

L’entrepreneur fait remarquer que, par exemple, les opportunités dans le secteur agricole sont liées aux sanctions.

« Il y a une opportunité extraordinaire en Russie qui est en fait la conséquence des sanctions, des embargos. Tout l’appareil industriel agricole russe est obsolète mais il y a un effort gouvernemental phénoménal depuis un an qui est fait pour moderniser cet appareil industriel afin d'acquérir du savoir-faire et des outils. Les Russes se donnent les moyens d’acheter le savoir-faire étranger et les Français ont une carte à jouer en tant que référent mondial dans ce secteur. »

Quant aux projets  franco-russes, même si les PME  travaillent essentiellement sur des projets d’implantation à travers une filiale russe pour exporter leurs produits et leur savoir-faire, il y en a chez les grands groupes qui s’associent actuellement avec leurs homologues russes pour développer de grands projets d’infrastructure.

Et d’en citer un exemple: « Il y a un cas concret qui remonte à quelques années maintenant à Lipetsk où une entreprise française, avec le soutien local du gouverneur, a monté un énorme élevage de porc à Lipetsk. » 

Article paru le 2 février 2017 dans Sputnik Frrance

https://fr.sputniknews.com/international/201702021029913218-pme-francaises-en-russie/


Théatre des Parfums nouveau partenaire UFE Russie !

Marque de niche THÉATRE des PARFUMS présente ses plus belles créations de Parfumerie. Conçus en France lors d' expositions artistiques dans des galeries et des lieux exclusifs, charmants, exceptionnellement sensuels et artistiques... Les parfums sont composés d'huiles essentielles précieuses qui créent une atmosphère magique pour ceux qui recherchent le luxe lors d'événements culturels tels que des bals ou  réceptions prestigieuses.

Les tests des parfums de la collection sont dédiés aux personnalités et à l'époque de l'Empire Russe et nous plongent au coeur de l'histoire de cette époque.

Multi-art, le projet unique THÉATRE des PARFUMS a établi un pont culturel entre la Russie, la France et d'autres pays et a provoqué un intérêt nouveau pour l'histoire de la grande Russie. Les tableaux des artistes des siècles derniers, qui peuvent être admirés au Musée de Peterhof et au Musée d`art Radichtchev, furent d'ailleurs une source d'inspiration pour le parfumeur de métier Вertrand Duchaufour et autres talents français ayant participés aux différentes élaborations de notre marque.

Une collection de parfums rares qui confère magie et attraction à un cadeau exclusif pour des personnes aux goûts délicats et esthétiques souhaitant un souvenir de la Russie.

 

THEATRE des PARFUMS

 Moscou, tel.8-915-2773213

http://jattire.ru/
https://www.facebook.com/THEATRE-des-PARFUMS-592551940877424/?pnref=lhc 
https://www.instagram.com/artparfumclub/ 

Selon Medvedev, il est temps de balayer l'illusion de la levée imminente des sanctions anti-russes

Mettant en garde contre «les espoirs portés sur les élections des autres pays», le Premier ministre a estimé que l'élection de Donald Trump ne garantissait en rien la levée des sanctions contre Moscou.

«Il est temps de balayer l'illusion selon laquelle les sanctions imposées à notre pays seront levées», a déclaré le Premier ministre russe Dmitri Medvedev. Estimant que «de manière évidente, les sanctions imposées par l'Occident à la Russie sont appelées à perdurer», il a insisté sur le fait que les Russes ne devaient pas «porter leurs espoirs sur les élections d'autres pays».

Alors que plusieurs observateurs estimaient que l'élection de Donald Trump pourrait amorcer un dégel des relations américano-russes, et peut-être conduire à une levée des sanctions, Dmitri Medvedev semble lui rester sur ses gardes. Il a rappelé que «la rhétorique de campagne ne se traduit pas toujours par des actes».

Néanmoins, imposées à la Russie en 2014 après le début de la crise ukrainienne, ces sanctions se sont finalement révélées peu efficaces pour la stratégie occidentale. En effet, selon Dmitri Medvedev, elles auraient même profité à certains secteurs de l'économie russe, particulièrement à l'agriculture.

Article publié le 22 janvier 2017 dans RT FRANCE

https://francais.rt.com/economie/32818-selon-medvedev-sanctions-contre-russie-levees-occident-economie

L’orgue Cavaillé-Coll, fierté franco-russe du conservatoire de Moscou

Le 15 janvier, l’organiste français Michel Bouvard a donné le coup d’envoi du Marathon de l’Orgue, une série de concerts célébrant la fin de la restauration de l’orgue de la grande salle du prestigieux conservatoire Tchaïkovski de Moscou, créé il y a plus d’un siècle par le facteur français Aristide Cavaillé-Coll. Reportage.

Conservatoire Tchaïkovski Moscou orgue

L’orgue Cavaillé-Coll dans la grande salle du conservatoire Tchaïkovski à Moscou. Crédits : Elodie

Vendredi 13 janvier, deux jours avant le concert, le célèbre organiste français s’apprête à se rendre au conservatoire pour y faire la connaissance de l’orgue Cavaillé-Coll. Arrivé la veille au soir à Moscou, Michel Bouvard, originaire de Lyon, dont la passion pour cet instrument lui vient de son grand-père, l’organiste et compositeur Jean Bouvard, confie être ému de se produire pour la première fois dans cette « grande cité de Culture ». « C’est évidemment très émouvant de jouer dans la salle historique de ce conservatoire mythique », reconnaît-il.

Restauré au cours de ces six derniers mois par le facteur français Denis Lacorre, l’orgue historique, tout de bois et d’acier, est l’œuvre d’Aristide Cavaillé-Coll, considéré comme le plus grand facteur d’orgue français du XIXe siècle.

« C’est un peu notre Dieu à nous ! », plaisante Michel Bouvard qui, passionné et expert de son art, insiste sur la « révolution » de Cavaillé-Coll. « Il a inventé un nouvel instrument, faisant évoluer l’orgue classique d’église vers l’orgue symphonique de salle », souligne-t-il.

Si six cents orgues construits par le facteur français ont été vendus en France et à l’étranger, la grande majorité d’entre eux ont été modifiés, dans les années 1930, pour être adaptés aux tendances musicales de l’époque. Michel Bouvard insiste : l’orgue Cavaillé-Coll de salle à Moscou est aujourd’hui le seul, dans toute l’Europe, à avoir été préservé dans son état original. « Du moins à ma connaissance. Le Cavaillé-Coll de Moscou est un vestige d’un temps, d’une époque », poursuit l’organiste français.

Dans les coulisses de l’histoire

Orgue Cavaillé Moscou

Michel Bouvard derrière l’orgue Cavaillé-Coll à Moscou. Crédits : Elodie-Louise Testa

À l’intérieur du Conservatoire, sur la scène de la grande salle, l’instrument monumental, de plus de 10 mètres de haut, crache de toute sa puissance les notes d’une pièce de Bach, Brahms ou Franck. La musique de l’orgue Cavaillé-Coll emplit le lieu d’un son impressionnant, envoûtant, à vous faire perdre vos repères.

Assise face à la scène, Natalia Malina, petite dame d’un âge avancé responsable du cours Histoire et théorie de l’orgue au conservatoire Tchaïkovski, écoute résonner l’instrument avec la plus grande attention. Pour cette ancienne experte-consultante et membre du Conseil de l’orgue du ministère soviétique de la culture de 1975 à 1989, l’histoire du Cavaillé-Coll n’a aucun secret, même si « naturellement, ce n’est pas un sujet que l’on peut traiter en quelques minutes ! », avertit-elle.

La spécialiste concède toutefois quelques indications : l’orgue Cavaillé-Coll est né d’une amitié entre deux grands maîtres de la musique symphonique, le Russe Piotr Tchaïkovski et le Français Charles-Marie Widor.

À l’ouverture du conservatoire de Moscou, en 1866, Tchaïkovski vient y diriger des classes d’orgue. À l’époque, la grande salle n’existe pas encore et les élèves jouent sur des orgues d’église. En 1888, le compositeur va passer quelques jours à Paris, où, lors d’une visite de l’église Saint-Sulpice, il rencontre Charles-Marie Widor. Partageant le même désir d’intégrer l’orgue à l’orchestre symphonique, les deux hommes deviennent amis et travaillent par la suite en étroite collaboration, jusqu’à la mort de Tchaïkovski, en 1893.

En 1895, les travaux de la grande salle commencent au conservatoire moscovite. Estimant qu’un orgue d’église ne conviendra ni à la configuration, ni à l’acoustique de la salle, Widor propose aux responsables du lieu d’y installer une pièce du facteur français Aristide Cavaillé-Coll.

Le 1er août 1897, une délégation du Conservatoire moscovite rencontre, à Paris, le facteur d’orgue français et lui passe commande. L’instrument est achevé en mars 1899. En attendant la fin des travaux, le facteur français suggère de présenter son orgue à l’exposition universelle de 1900, à Paris. Le Conservatoire accepte, à une condition : que l’instrument soit présenté dans la section russe, et non française, de l’exposition. « Et oui, c’était déjà notre orgue ! », plaisante Natalia Malina, avec une note de fierté dans la voix. L’instrument et la grande salle sont finalement inaugurés ensemble, en avril 1901, par un concert de Charles-Marie Widor.

Orgue Cavaillé Moscou

L’orgue Cavaillé-Coll de Moscou. Crédits : Elodie-Louise testa

Le Cavaillé-Coll de Moscou a traversé toute l’histoire mouvementée du XXe siècle sans heurt, les restaurations successives préservant toujours ses caractéristiques originelles. Après la rénovation de la grande salle entamée en 1990, le conservatoire Tchaïkovski a fait appel à l’entreprise autrichienne Rieger et au facteur d’orgue français Denis Lacorre pour prendre soin de l’instrument.

« Notre orgue se sent aujourd’hui comme après une lourde opération ! Il lui faut un peu de rééducation, mais cela ne l’empêchera pas d’exceller le soir du concert », conclut Natalia Malina.

Ainsi, la venue de Michel Bouvard à Moscou ravive symboliquement l’histoire de cet orgue unique, qui se trouve être le témoin d’une coopération musicale ancienne et étroite entre la France et la Russie.

Jusqu’à présent, de nombreux compositeurs, organistes et chefs d’orchestre français viennent se produire ou enseigner au conservatoire Tchaïkovski, qui accueille également de nombreux étudiants français. « Dans ce domaine au moins, le lien entre nos deux pays est interrompu ! », conclut Natalia Malina.

Le Marathon de l’Orgue

À l’occasion de ses 150 ans et de la fin des travaux de restauration de son orgue Cavaillé-Coll, le conservatoire Tchaïkovski de Moscou organise un « Marathon de l’Orgue », constitué d’une série de concerts d’organistes russes et français, qui se produiront, tout au long de l’année 2017, sur l’instrument historique.

Le Marathon de l’orgue a été inauguré le 15 janvier 2017 par l’organiste français Michel Bouvard, en présence du ministre russe de la culture, Vladimir Medinski. Le concert, qui a duré plus de deux heures, a été salué par un tonnerre d’applaudissements.

Pour plus de renseignements, rendez-vous ici.


Article paru le 20 janvier 2017 dans LE COURRIER DE RUSSIE

http://www.lecourrierderussie.com/culture/2017/01/orgue-cavaille-coll-conservatoire-moscou/

La Russie sait-elle faire du bon «champagne» ?

Le tsar Pierre le Grand aurait été le premier à s’inspirer du savoir-faire des producteurs français de champagne pour l’appliquer aux vins de Crimée.

C’est ce que l’agence gouvernementale russe chargée du contrôle de la qualité des produits, Roskatchestvo, a évalué dans une enquête, publiée mercredi 7 décembre.

champagne russie Abrau-Dyurso²

« Le champagne est devenu populaire après la victoire contre Napoléon », indique ce graffiti situé sur les murs des caves du « champagne » Abrau-Durso, dans la région de Krasnodar. Crédits : Samovar travel/Flickr

Si la qualité du champagne d’appellation contrôlée produit dans les caves de l’Hexagone n’est plus à prouver, qu’en est-il de celle du champanskoïe russe ? À l’approche des fêtes de fin d’année, où le caviar rouge, les mandarines, la salade Olivier et le vin mousseux seront à l’honneur sur les tables russes, l’agence fédérale Roskatchestvo a enquêté sur la boisson festive préférée des Russes.

Gare aux faux !

champagne russie russe

Rayon « champagnes » dans un supermarché en Russie. Crédits : Wikimedia

L’enquête – purement qualitative et non gustative – porte sur un échantillon de 56 vins pétillants, sélectionnés parmi les marques les plus populaires sur le marché russe (50 sont d’origine russe, six sont étrangères). L’évaluation prend en compte 30 critères de qualité et de sécurité, fixés par la loi russe et par Roskatchestvo. Au nombre des principaux : les propriétés organoleptiques du produit (goût et couleur), la concentration en dioxyde de carbone dans la bouteille et l’indicateur du rapport isotopique du carbone, qui permet de déceler le recours à une méthode de gazage artificiel.

L’enquête révèle ainsi qu’un tiers des vins mousseux vendus en Russie sont en réalité de simples « boissons gazeuses liquoreuses ». Et sur les 56 échantillons étudiés, les experts de l’agence déconseillent douze marques de champanskoïe pour leur faible teneur en moût de raisin et les informations mensongères présentes sur leurs étiquettes : il s’agit de la marque italienne Sandiliano Dessert Grande Cuvée et des marques russes  Venetsianskaïa maska, Krimskoïe, Rossiïskoïe Champanskoïe, Sovetskoïe Champanskoïe, Stavropolskoïe, Tsimplianskoïe, Oreanda, Madame Pompadour, Zolotaïa Balka,  Rostovskoïe Zolotoïe et Salut.

L’agence a déjà transmis ces informations au Service fédéral de contrôle de l’alcool présent sur le marché russe, Rosalkogolregulirovanie.

Le « champanskoïe » victime d’une mauvaise presse ?

champagne russie saint-pétersbourg

Bouteilles de champagne russe vides près du monument à Pierre le Grand, à Saint-Pétersbourg, où tous les mariés se prennent en photo. Crédits : cdoody/Flickr

Dans le même temps, l’étude dément une vieille idée reçue russe, selon laquelle le champanskoïe, parce qu’il est bon marché, est nécessairement mauvais. Ainsi, sur les 56 marques testées, 29 (dont 26 de production russe) sont classées dans la catégorie des « produits de grande qualité ». On y retrouve notamment les légendaires Abrau-Durso, Novyi Svet et Moskovskoïe élitnoïe, qui se vendent entre 4 et 14 euros la bouteille. Roskatchestvo recommande également les champanskoïe Bourgeois, Marleson, Compliment et Lev Golytsine, produits à Saint-Pétersbourg, Gelendjik et Chateau Taman, de la région de Krasnodar, Derbentskoïe, fabriqué à Derbent, au Daghestan, et Izioumov et Delasy, produits dans la ville d’Azov. L’étude distingue aussi la marque de champagne Duc de Paris, fabriqué en France.

Si Roskatchestvo tenait en premier lieu à informer les Russes sur la qualité du breuvage avec lequel ils s’apprêtent à célébrer le Nouvel an, l’enquête visait aussi, sur fond de politique étatique de substitution aux importations, à redorer le blason du champanskoïe et encourager les consommateurs à opter pour des vins mousseux de production nationale.

« Il ne faut pas avoir peur ou honte de garnir sa table de fête avec notre champagne », souligne le rapport d’enquête, avant de conclure sur ce conseil élémentaire du célèbre dégustateur et critique de vin russe Denis Roudenko : « Efforcez-vous d’acheter vos vins là où ils sont produits : il y a plus de chance que la boisson soit directement issue de la viticulture de sa région, moins trafiquée et de meilleure qualité ! »

Le vin pétillant aux Russes et le champagne aux Français ?

champagne russie

Des femmes boivent du champagne sur les bords de la Néva, à Saint-Pétersbourg. Crédits : Flickr

À propos de « région », le champanskoïe, il faut le dire, n’est pas vraiment du goût des viticulteurs français, qui ont entamé, dès les années 1980, des négociations avec la Russie pour que cette appellation soit retirée des étiquettes.

Les viticulteurs et vignerons français luttent dans le monde entier depuis les années 1930, notamment par le biais de la loi française du 26 mars 1930, qui punit les fausses indications de provenance, pour que seul le vin pétillant produit dans la région de Champagne puisse en porter le nom. Une revendication que plusieurs pays – tels les États-Unis, la Russie, l’Ukraine, l’Argentine ou le Brésil –, qui utilisent largement et traditionnellement le terme pour qualifier leurs vins mousseux, ont du mal à accepter.

« Nous utilisons les termes champagne et cognac depuis plus d’un siècle – soit bien avant que la France ne ponde sa réglementation sur les appellations d’origine contrôlée… Si tout cela avait le moindre fondement légal, ils nous l’auraient interdit depuis longtemps ! », avait souligné le vice-président de l’Union des viticulteurs et vignerons russes, Leonid Popovitch, suite à la visite d’Emmanuel Macron à Moscou, en janvier 2016, à l’occasion de laquelle l’ancien ministre français de l’économie avait remis le sujet sur la table.


Le saviez-vous ?

Le Sovetskoïe Champanskoïe (« Champagne soviétique ») est une marque de vin mousseux produit en URSS, puis en Russie, depuis le début du XXe siècle, généralement à partir d’un mélange de cépages Aligoté et Chardonnay.

Le tsar Pierre le Grand aurait été le premier à s’inspirer du savoir-faire des producteurs français de champagne pour l’appliquer aux vins de Crimée.

C’est cependant le prince Golitsyne, aristocrate russe, qui aurait lancé la production des premières bouteilles de vin pétillant russe à Abrau-Durso, près de la ville de Krasnodar. Ce champagne a alors connu un tel succès qu’il a même été présenté lors de l’Exposition universelle de 1900, à Paris.


Article paru le 13 décembre 2016 dans LE COURRIER DE RUSSIE

http://www.lecourrierderussie.com/economie/2016/12/champagne-russe-bon/


En France, on prône de plus en plus l'amélioration des relations avec la Russie

Que ce soient des mouvements de droite ou de gauche, le nombre de ceux qui s'expriment en France en faveur de l'amélioration des relations avec Moscou va croissant, estime l'ambassadeur de Russie à Paris, Alexandre Orlov.

C'est un paradoxe, mais en France il n'y a pratiquement pas de candidats qui ne soient pas pro-russes, a estimé dans un entretien à la radio Europe1 l'ambassadeur Alexandre Orlov.

« Que ce soit de gauche ou de droite (…), mais il y a de plus en plus de gens qui se prononcent pour l'amélioration des relations avec la Russie, car ils savent très bien qu'actuellement on est dans une situation telle que l'absence de vrais contacts politiques avec la Russie ça nuit à tout le monde », a fait remarquer M. Orlov.

​À la question de la journaliste visant à savoir s'il n'y avait pas en ce moment de contacts politiques sérieux entre Moscou et Paris, d'autant plus qu'à chaque fois que cette question est évoquée on rappelle que les deux dirigeants « se parlent tous les jours », il a constaté que les relations entre les deux pays s'étaient dégradées depuis que la France avait lancé des accusations à l'encontre du président russe, Vladimir Poutine.

« On ne se parle pas tous les jours et malheureusement les relations sont assez crispées depuis que la France a accusé la Russie de crimes de guerre en Syrie, qu'elle a proposé de traîner le président russe devant la Cour internationale de justice, vous pouvez imaginer que l'atmosphère n'est plus la même. Ils se parlent sans doute. Mais est-ce que c'est la même franchise, la même négociation? Je doute », a pointé l'ambassadeur. Libération d'Alep Et d'expliquer que ce qui s'est passé à Alep n'était point un « crime de guerre », mais une libération.



« Il fallait bien voir la scène de la liesse populaire dans les rues d'Alep quand la ville était libérée », a expliqué M. Orlov, soulignant que la population civile d'Alep-Est avait été retenue par les terroristes comme le bouclier humain et souffrait sous le joug extrémiste.

Il a rappelé que 110 000 civils avaient pu échapper des quartiers occupés par des extrémistes par le corridor humanitaire qui a été créé. « À chacun a été donné une aide humanitaire, les premiers soins, dont, malheureusement ici (en France, ndlr) personne n'a parlé », a-t-il fait remarquer.

« Aujourd'hui, la ville est libre. Bien sûr c'est une ville qui a subi une guerre, très lourde guerre, mais tout de suite les Russes ont envoyé des démineurs qui ont fait leur travail pour extraire des mines nombreuses. Maintenait les gens commencent à revenir déjà dans leurs maisons, en partie détruites, pour redémarrer une vie nouvelle. C'est ça, c'est la libération de la ville », a-t-il souligné. Répondant à la comparaison d'Alep à Grozny (la capitale tchétchène), M. Orlov a pointé qu'un autre parallélisme était plus approprié, celui avec la Seconde Guerre mondiale. « Parce que pendant la Seconde Guerre mondiale, quatre années de guerre, c'est l'Union soviétique toute seule qui a porté tout le fardeau de la guerre. C'est nous, nous nous sommes battus contre l'Allemagne, contre les nazis, on a cassé cette machine de guerre. On a perdu 27 millions de morts et on a libéré la Russie, on a libéré l'Europe. Si la Russie n'avait pas fait ça il y a 70 ans, l'Europe peut-être vivrait toujours sous l'occupation. C'est ça la logique russe. Si on fait la guerre, on la fait jusqu'à la fin, jusqu'à la victoire finale. (…) On se bat jusqu'à la mort, mais pour se libérer et pour libérer les autres. C'est notre approche », a-t-il conclu.

Article paru le 10 janvier 2017 dans SPUTNIK FRANCE 

https://fr.sputniknews.com/international/201701101029511988-france-russie-ambassadeur/

Conférence d’Anne Mondoloni sur l’exclusion sociale

Mardi 6 décembre, Anne Mondoloni, directrice du Samu social Moscou, a donné dans le cadre des Mardis une conférence sur le thème : « L’exclusion sociale dans le monde en général et en Russie en particulier ».

Depuis 2014, Anne Mondoloni dirige le Samu social Moscou, organisation créée par le Docteur Xavier Emmanuelli. Née à Dieppe d’un père français et d’une mère bulgare, Anne Mondoloni est diplômée de Sciences Po et d’HEC, et ancienne élève de l’ENA. Elle est magistrate à la Cour des comptes.

À l’occasion de sa conférence du 6 décembre sur l’exclusion sociale, Anne Mondoloni a apporté son témoignage et son expertise sur son travail à Moscou auprès des sans-abri. Elle a parlé de leur exil hors d’eux-mêmes et de leur négation du corps, de l’écueil de la tentation de la bonne conscience pour les travailleurs sociaux et humanitaires, de l’indifférence de la plupart – cette « absence de regard » qui fait mourir.


Article publié le 12 décembre 2016 dans Le Courrier de Russie

http://www.lecourrierderussie.com/videos/conference-lcdr/2016/12/anne-mondoloni-samu-moscou-2/



bienvenue UFE Samara !

L'Union des Français de l'Étranger Délégation de Russie (UFE Russie) est heureuse de souhaiter la bienvenue à l'UFE Samara !

 

Stéphane Bilquey sera accompagné de Thibault et Charles dans cette mission. Soirée d'inauguration le vendredi 10 février ! D'ici là l'équipe est contactable notamment par mail : Cet adresse mail est protégé contre les spambots. Vous avez d'activer le javascript pour la visualiser. ou via leur page facebook : UFE Samara

 

 

Leroy Merlin fait feu de tout bois en Russie

Malgré la crise économique qui perdure en Russie, la chaîne française d’articles de bricolage Leroy Merlin continue de se développer activement sur tous les fronts – de Moscou à Vladivostok. Dans une interview accordée à Kommersant, le PDG de l’enseigne française dans le pays, Vincent Gentil, dévoile les secrets de cette expansion. Le Courrier de Russie en a traduit les passages les plus marquants.

Leroy Merlin

Ouverture d’un magasin Leroy Merlin en Russie. Crédits : VKontakte/Leroy Merlin.

À l’Est toute !

Alors que les analystes annoncent une baisse du marché russe du bricolage d’environ 8% en 2016, le patron de Leroy Merlin Russie table, lui, sur une croissance de son chiffre d’affaires d’environ 5%.

« Bien sûr, les ventes baissent, les gens recherchent des articles moins chers. Mais le désir de faire des travaux chez soi n’a pas diminué, il est stable », affirme Vincent Gentil.

De fait, le groupe n’a pas revu ses plans à long terme et prévoit toujours une moyenne de 20 ouvertures par an – soit 30 milliards de roubles [433 millions d’euros, ndlr] d’investissement. En 2016, le géant du bricolage a ouvert 17 nouveaux magasins à travers la Russie. « Nous comprenons simplement que la situation économique va s’améliorer d’ici deux ou trois ans », indique Vincent Gentil, précisant avoir déjà noté le retour d’une tendance positive entre août et septembre.

Leroy Merlin prévoit notamment d’ouvrir un magasin à Vladivostok, le premier en Extrême-Orient, d’ici deux ans, et travaille sur une implantation à Minsk, en Biélorussie. En revanche, le groupe n’envisage pas de s’implanter en Crimée actuellement, pour des raisons juridiques. « Nous aimerions y travailler, mais la péninsule est un territoire contesté donc, pour l’instant, c’est impossible », explique le directeur pour la région Russie.

Pour répondre aux nouvelles exigences logistiques liées à ces ouvertures, Leroy Merlin vient d’achever la construction de son premier entrepôt en Russie – 100 000 mètres carrés et cinq milliards de roubles d’investissement [soit 72 000 euros, ndlr] – non loin de Domodedovo, en région de Moscou, et compte déjà en construire un deuxième en banlieue moscovite. L’enseigne de bricolage a également ouvert un centre logistique à Samara et se prépare à en lancer six autres à travers la Russie. « Un investissement nécessaire pour réduire les délais de livraison et ne pas travailler uniquement via l’entrepôt central », précise M. Gentil.

Produire russe

Si elle n’a pas freiné ses projets d’expansion dans le pays, la chute du rouble a tout de même affecté le géant du bricolage. Leroy Merlin Russie, qui importe une grande partie de ses produits, a notamment dû revoir à la hausse ses prix en magasin, avec une augmentation d’environ 7% entre 2015 et 2016, admet Vincent Gentil.

Pour limiter les effets de la conjoncture, le groupe français a donc, entre autres, intensifié la localisation de sa « production maison » en Russie. Selon les statistiques avancées par le directeur, la société fabrique désormais 50% des articles de marque Leroy Merlin sur le territoire russe et entend atteindre les 80% d’ici cinq ans.

M. Gentil souligne d’ailleurs que les premiers résultats de cette stratégie visant à augmenter la part des articles de production russe « se font sentir ». La marque « maison » représente aujourd’hui 55% du chiffre d’affaires du groupe en Russie, et le directeur prévoit d’atteindre les 70 à 80% d’ici 2020 – « le temps de trouver les fournisseurs », précise-t-il.

Leroy Merlin s’efforce même d’encourager ses distributeurs étrangers, eux aussi, à produire localement. « D’autant qu’ils réalisent à quel point la chute du rouble les affecte et veulent en minimiser l’impact négatif, souligne le PDG, avant d’ajouter : Et puis, ils comprennent que nous continuons à nous développer activement – et qu’ils sont donc assurés d’avoir un marché d’écoulement.  » 

Être leader en temps de crise

Concrètement, ouvrir un magasin en Russie coûte aujourd’hui plus cher au groupe – environ 1,5 milliard de roubles soit 22 millions d’euros, ndlr contre un milliard de roubles il y a un an. « À l’heure actuelle, nous empruntons davantage, car nous sommes dans une phase d’expansion active. Mais à d’autres périodes, nous avons vécu sur nos fonds propres en Russie », souligne Vincent Gentil.

L’entreprise se finance en partie grâce à ses bénéfices et via les banques russes. Le patron du groupe français insiste : « Leroy Merlin Russie ne reçoit pas d’argent de banques ou actionnaires européens. »

Même si la crise économique a affecté le groupe en termes de volume des ventes, Leroy Merlin Russie n’a ni licencié de personnel, ni fermé de magasin. « Au contraire, nous avons besoin de nouvelles personnes ayant le désir d’apprendre », insiste le directeur.

La Russie, avec environ 20 % du chiffre d’affaires global du groupe, représente le deuxième marché de Leroy Merlin dans le monde. Et Vincent Gentil en est convaincu : « D’ici trois ou quatre ans, elle sera le premier marché du groupe si le rouble ne connaît pas une nouvelle crise ! », conclut-il.


Article paru le 18 novembre 2016 dans LE COURRIER DE RUSSIE

http://www.lecourrierderussie.com/economie/2016/10/leroy-merlin-moscou/


Russie : larges éclaircies à l’horizon

Le vent tourne sur Moscou. Le ciel se dégage et le soleil pointe enfin le bout de son nez. La tension baisse peu à peu. La pression se relâche. Non, le Russia bashing n’est pas encore passé de mode, mais de plus en plus de gens sur la planète se demandent si c’est bien la Russie qui menace l’équilibre du monde, et si son niveau de nuisance peut réellement être comparé à celui de l’État islamique, comme le suggérait il y a peu de temps Barack Obama.

Moscou

Lever de soleil sur Moscou. Crédits : Anastasia Kosmacheva/ flickr

C’est notamment le cas des Moldaves et des Bulgares, qui, le 13 novembre dernier, ont élu des chefs d’État prônant un rapprochement avec le grand voisin oriental. Sans renier leur attachement aux valeurs européennes, Igor Dodon et Roumen Radev affirment vouloir mener une politique équilibrée, dans l’intérêt de leurs peuples. En d’autres termes, ne pas refuser toute coopération avec la Russie sous prétexte que c’est la Russie. Ne pas repousser leur grand voisin simplement parce que certains le présentent comme une source de danger et de désordre. Ne pas tomber dans une russophobie vulgaire, mais regarder la réalité en face. Admettre que, malgré la vaste campagne de dénigrement qui a lieu depuis des années dans les médias, la Russie garde son attrait pour un très grand nombre. Dans le brouillard médiatique, les gens discernent un pays qui n’est certes pas une démocratie idéale, mais qui n’a rien non plus du monstre totalitaire sous les traits duquel on le dessine.

Certes, la Russie a encore de nombreux défis à relever. Elle doit notamment combattre la pauvreté et la corruption, créer un système de santé plus accessible, performant et égalitaire, relever le niveau de sa science, juguler la violence qui sévit dans ses prisons, améliorer son climat d’affaires et permettre au plus grand nombre de Russes de créer leur entreprise… Bref, la Russie d’aujourd’hui est loin d’être un pays parfait. Mais elle n’est pas non plus un immense Goulag gouverné par un fou furieux assoiffé de conquête.

La Russie, c’est un pays qui se cherche, se reconstruit, réfléchit à des pistes. Elle n’accepte pas les recettes toutes faites. Refuse de suivre les itinéraires que ses voisins de l’Ouest lui désignent – ce qui en agace plus d’un. La Russie énerve car elle pense par elle-même. Elle ne s’empresse pas de jeter ses vieux bijoux de famille, sous prétexte qu’ils sont démodés – elle préfère les ranger soigneusement dans ses boîtes laquées ou, pire encore, ose les arborer sous les yeux d’une assistance scandalisée. La Russie n’est pas prête à renoncer à l’idée de souveraineté ni à celle de patrie, par exemple, tout simplement parce que certains, à l’Ouest, considèrent ces notions surannées. Les renoncements que l’Europe expérimente en ce moment, la Russie a eu le temps de les tester en 70 ans de socialisme. Et de s’en lasser. Renoncer à la religion ? Renier tout attachement à ses origines ? Dire que tout se vaut, que peu importe d’où l’on vient et dans quelle langue on parle ? Réduire la culture à ses simples expressions vestimentaires et culinaires, lui retirer ses dents pour n’en garder que la peau ? Tout cela, les Russes l’ont fait. Ils ont ouvert les sépultures de leurs saints pour se prouver qu’ils pourrissent, comme tous les êtres humains. Ils ont brisé leurs autels, renoncé à leur héritage d’avant 1917, réécrit l’histoire ; ils se sont interdit d’être russes pour devenir soviétiques, ont relégué aux oubliettes leur culture millénaire pour la remplacer par un ersatz folklorique. Ils l’ont fait. Mais maintenant, ils cherchent autre chose.

Sur sa voie historique, à un moment, la Russie est partie très à gauche ; maintenant, elle va à droite. Elle tente différentes possibilités et cherche le juste équilibre. Ce qui est certain, en tout cas, c’est qu’elle n’est pas convaincue de détenir la vérité suprême et ne cherche en rien à imposer sa voie à toute la planète. La Russie est prête à admettre la pluralité des possibles. Aujourd’hui, tant bien que mal, elle parvient à faire vivre en paix, sur ses vastes terres, des peuples aux religions et aux mémoires les plus diverses – et si elle devait proposer un modèle au monde, ce serait certainement celui-ci.

Article paru le 24 novembre 2016 dans Le Courrier de Russie

http://www.lecourrierderussie.com/opinions/2016/11/moscou-monde-tension-eclaircies/

Des milliards d’investissements étrangers de retour en Russie

Les grandes sociétés occidentales ont commencé à investir des milliards de dollars dans de nouveaux magasins et fabriques en Russie, tablant sur un réveil des consommateurs russes après deux ans de récession.

Les grandes entreprises occidentales tels que IKEA, Leroy Merlin, Mars, Pfizer et d'autres croient en un rebond de la croissance économique en Russie et ont commencé à investir dans le pays.

Leur optimisme est nourrit par l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, qui prône la normalisation des relations avec Moscou, informe Bloomberg.

IKEA prévoit d'investir 1,6 milliard de dollars (1,51 milliard d'euros) sur les cinq prochaines années en ouvrant de nouveaux magasins. La société française Leroy Merlin a annoncé en septembre son intention d'allouer deux milliards d'euros pour élargir son réseau en Russie. Mars et Pfizer ont également annoncé qu'ils intensifieraient la production en Russie. Les entreprises espèrent que l'économie russe va bientôt sortir de la récession, ce qui conduira à une augmentation du pouvoir d'achat. « L'heure des investissements est venue. Je crois fermement dans le potentiel du marché russe à long terme », a déclaré Walter Kadnar, directeur de la chaîne de magasins IKEA en Russie. Cet automne, le détaillant de meuble suédois a ouvert une usine de meubles à Novgorod pour un montant de 60 millions de dollars (56 millions d'euros). L'entreprise a également acheté un terrain près de Saint-Pétersbourg afin d'y bâtir un troisième centre commercial Mega.

« Les deux ou trois dernières années ont été terribles. Mais aujourd'hui, la situation change grâce à la stabilisation du rouble, et l'économie russe devrait renouer avec la croissance dans un proche avenir », a estimé Frank Schauff, directeur général de l'Association des entreprises européennes à Moscou.

Plus tôt ce mois-ci, la Banque mondiale a réévalué la baisse du PIB russe en 2016 de 1,2 % à 0,6 %. De son côté, le Fonds monétaire international (FMI) a prédit une stabilisation de l'économie russe dans la seconde moitié de 2016 et une croissance de 1% pour l'année prochaine.

Article paru le 23 novembre 2016 dans Sputnik France

https://fr.sputniknews.com/economie/201611231028841699-russie-investissements-etrangers/

Crimée: le vin au-dessus de la politique

Après l'introduction des sanctions occidentales et des mesures de rétorsion de la part de Moscou, la Russie se montre de plus en plus intéressée par le développement de sa production nationale. C’est pourquoi les vignerons affluent vers la Crimée, où il devient plus simple de légaliser la production des vins.

La viniculture a refleuri en Crimée  : la région ne manque pas d'investisseurs grâce à des conditions favorables et appropriées au développement de la viticulture, écrit le Financial Times.

«  Je ne connais pas d'autre région ayant une telle diversité de conditions sur un si petit territoire  », indique le vigneron criméen, Oleg Répine. Ainsi, dans la région de Sébastopol, les sols sont argileux, le territoire est montagnard et les précipitations sont modérées, ce qui constitue des conditions idéales pour la production des vins fins exquis, indique le Financial Times, citant des vignerons locaux.

«  La nouvelle vague  » de vignerons en Crimée croit en son avenir. Selon Oleg Répine, «  le vin est dessus au-dessus de toute politique».

« Le monde attend toujours quelque chose de nouveau, et qu'ici toute une nouvelle région est née », indique le propriétaire de la cave Alma Valley.

 

Article paru le 12 Novembre 2016 dans SPUTNIK France

https://fr.sputniknews.com/economie/201611121028665322-crimee-viniculture-redressement/

-25°C en forêt: le stage extrême d'un astronaute français !

L’astronaute français Thomas Pesquet, 38 ans, originaire de Rouen, s’apprête à prendre part à une expédition spatiale avec un Russe et une Américaine. Avant ça, il a passé un entraînement intensif, en particulier, un stage de survie dans une forêt russe par -25°C!

Ayant fini son entraînement en Russie, l'astronaute Thomas Pesquet est actuellement à Baïkonour, au Kazakhstan, d'où il va décoller, raconte Europe 1 qui suit de près sa mission. Originaire de Rouen et âgé de 38 ans, il est le dixième Français à voyager dans l'espace.

Dans le même temps, Thomas Pesquet est le premier Français à aller sur la Station spatiale internationale (ISS) depuis 2008. Avec deux collègues, un Russe et une Américaine, il partira pour six mois sur l'ISS le 17 novembre prochain.

La longue marche de Thomas Pesquet pour la mission spatiale a commencé il y a huit ans. En tant que candidat, il était obligé d'affronter 8 413 rivaux ! Les recruteurs ont été impressionnés par son expérience de pilote de ligne chez Air France et également par son intelligence émotionnelle et sa capacité à rester calme dans les situations critiques.

Thomas Pesquet a passé des stages de préparation intensifs. L'entraînement pour une mission spatiale est vraiment dur ! Cela impliquait sa capacité à résister en milieu hostile. Un stage de survie dans une forêt russe par —25 degrés ou une semaine entière dans une grotte en Sardaigne sans voir la lumière du jour, voilà ce qui l'attendait lors de son long chemin vers le décollage.
Et ce n'est pas tout ! Résoudre des problèmes de pilotage les yeux fermés, apprendre à parler russe couramment, se préparer à sortir dans le vide spatial enfermé dans un scaphandre sont juste quelques exemples de ce que l'on peut trouver dans les milliers d'heures d'entraînement.


Article paru le 14 Novembre 2016 dans Sputnik France

https://fr.sputniknews.com/france/201611141028687348-astronaute-francais-stage-survie-foret/



Moody’s: le système bancaire russe restera «stable» en 2017

La société américaine spécialisée dans l'analyse financière d'entreprises commerciales et d'organes gouvernementaux Moody's a fait un bon pronostic sur la stabilité du système bancaire russe en 2017.

Les experts de la société d'analyse Moody's prévoient une baisse de 1 % du PIB de la Russie en 2016 sur fond de nouveau redressement de l'économie russe en 2017.

« Une relance de l'économie russe, relativement lente, et une stabilisation des paramètres macroéconomiques maintiendront l'environnement opérationnel des banques russes. Ainsi, nous nous attendons à une hausse de la rentabilité et à une sauvegarde des capitaux au sein de son système bancaire », soulignent les analystes. Rappelons également que grâce aux restrictions imposées par certains pays occidentaux, la Russie a réussi à réduire considérablement les coûts de production du pétrole.

La Russie a notamment enregistré une baisse de 30 %, les compagnies opérant en mer du Nord de 20 %, alors que le Canada et la Chine ont réduit le coût de la production de l'or noir de 18 % et de 9 % respectivement. La rapide dévalorisation du rouble provoquée par la chute des prix pétroliers et les restrictions occidentales imposées à la Russie ont rendu la production moins chère. Comme le pétrole est vendu en dollars, l'affaiblissement de la monnaie nationale russe a été profitable à l'industrie des hydrocarbures.

Article paru le 24 Octobre 2016 dans Sputnik France

https://fr.sputniknews.com/economie/201610241028337234-moodys-analyse-economie-russe-stabilite/

Philippe Pégorier reçoit l'Ordre de l'Amitié !

Ce 24 octobre , Philippe Pégorier Président Alstom Russie & Administrateur de notre UFE Russie sur décret de M. Vladimir Poutine a reçu des mains du Ministre Sergey Lavrov et en présence de M. Shokhin l'Ordre de l'amitié, la plus haute récompense pour un étranger en Russie.

L'ensemble du Bureau et Conseil d'Administration de l'UFE Russie souhaite lui exprimer son admiration et la fierté que nous ressentons.

Bravo cher Philippe !

 

 

Qu'est ce que l'Ordre de l'Amitié ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_de_l%27Amiti%C3%A9_(Russie)

Le centre orthodoxe, témoin des liens solides entre la Russie et la France

Après trois ans de travaux, le Centre spirituel et culturel orthodoxe russe ouvre ses portes en plein cœur de la capitale française.

Le président russe Vladimir Poutine a qualifié l'inauguration du Centre orthodoxe de Paris de témoignage des liens solides unissant la Russie et la France.

« Je vous félicite cordialement à l'occasion de l'inauguration officielle du centre spirituel et culturel orthodoxe russe dans la capitale française. La création de ce complexe unique est un témoignage des liens culturels et humanitaires russo-français, de l'aspiration mutuelle de nos peuples à un dialogue constructif et à la coopération », rapporte le service de presse du Kremlin citant Vladimir Poutine.

Le président russe s'est également dit confiant dans le fait que le Centre occuperait une place digne parmi les sites culturels de Paris, et que son activité contribuerait à la préservation et à la consolidation des traditions d'amitié et de respect mutuel.


Selon le représentant officiel de l'administration présidentielle de Russie, Elena Krylova, le Centre spirituel et culturel possèdera l'immunité diplomatique après que sa gestion aura été transmise au ministère russe des Affaires étrangères.

Situé dans le 7e arrondissement de Paris à deux pas de la Tour Eiffel et du Pont Alexandre III, le territoire du centre comprend quatre bâtiments dont l'édifice centrale est la cathédrale de la Sainte-Trinité avec ses cinq bulbes dorés. A proximité se trouve le centre culturel avec une librairie et une salle d'exposition, une école primaire russe et un bâtiment administratif.

Les travaux de construction ont duré environ trois ans. A la veille de la cérémonie d'ouverture, le secrétaire général du président russe Alexandre Kolpakov s'est rendu à Paris afin d'approuver l'achèvement des bâtiments du Centre. 

Initialement, il était prévu que le président russe Vladimir Poutine et le président français François Hollande assistent à la cérémonie d'inauguration du Centre, mais le dirigeant russe a reporté sa visite à Paris.

 

Article paru le 19 octobre 2016 dans Sputnik France
En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/international/201610191028263392-france-russie-centre-orthodoxe-poutine/

Welcome Abroad nouveau partenaire UFE Russie !

Bienvenue chez Welcome Abroad relocations, spécialiste dans l’aide à l’installation des expatriés en Russie. Créée et dirigée par des expatriés, Welcome Abroad relocations connaît parfaitement les besoins de celles et ceux qui viennent professionnellement s’installer en Russie.
Ses raisons d’être : accompagner les familles pour leur assurer une transition tout en douceur et leur faire aimer la Russie !

Quel avenir pour le recrutement au cœur de la DigitalHRisation ?

Tandis que le monde des ressources humaines et du recrutement est frappé de plein fouet par la digitalisation, diverses tendances émergent qui remettent profondément en cause les habitudes et les pratiques ancrées qui régentent la relation entre le candidat et le recruteur.

La principale conséquence de cette digitalisation est sans aucun doute l’apparition des réseaux sociaux comme vivier de candidats, en complément et sans doute à terme en remplacement des JobBoards. LinkedIn bien sûr mais aussi Facebook ou encore Twitter sont désormais des banques de profils comprenant des centaines de millions de candidats potentiels et des supports sur lesquels les recruteurs et les entreprises communiquent activement pour attirer les candidats.

Si les entreprises doivent se vendre pour devenir plus attractives, elles doivent néanmoins également développer des modes opératoires nouveaux pour permettre aux candidats de postuler le plus intuitivement et le plus rapidement possible. Des processus de recrutements plus « friendly user », plus transparents et destinés à procurer au candidat une expérience positive déjà lors de son tout premier contact avec l’entreprise, cet employeur potentiel ou bien avec l’agence de recrutement.

Posts, Tweets, images, vidéos … Tous les formats coexistent désormais pour permettre à l’entreprise de se présenter au candidat mais aussi permettre au candidat de se présenter d’une façon innovante et différentiée. Pour la première fois sans doute dans l’histoire du recrutement, les recruteurs/employeurs et les candidats/employés sont à égalité dans cette jungle 2.0.

Le CV, encore incontournable ne sera bientôt plus suffisant et voit déjà se greffer autour de lui des tests psychométriques, des tests de compétences comportementales ou par exemple des entretiens vidéos1 de plus en plus incontournables. Cette évolution profonde confirme que l’avenir est aux profils candidats 360 degrés accessibles en un clic et aux offres d’emploi polyformats qui pourraient-elles demain se glisser au sein de nos discussions Skype, WhatsApp ou Viber ou nous arriver en format SMS par exemple.

Conséquence directe, plus les entreprises accentuent leur communication en vue de promouvoir leur marque-employeur, plus elles deviennent victime de leur succès. En conséquence : les recruteurs sont contraint de faire face à une masse de données bien souvent difficile à appréhender et gérer car n’ont jamais eu accès à autant d’informations. Le Big-Data dans le secteur RH va-t-il contribuer à la naissance d’un recruteur augmenté ? C’est l’opinion de David Bernard, CEO d'AssessFirst, une société spécialisée dans le recrutement prédictif. Pour David Bernard2 la digitalisation entraine que la masse d’information accessible et donc à traiter par candidat devient tellement colossale (compétences techniques, personnalité, motivations, aptitudes et tous les autres critères pertinents…) qu’un simple cerveau humain d’un recruteur n’est pas capable d’assimiler sainement et logiquement une telle masse d’information pour 10,15 ou 20 candidats par mission et d’ainsi prendre des décisions de sélection véritablement pertinentes.

Sans nul doute que cette Big-Dataisaion favorisera inévitablement l’émergence d’algorithme visant à permettre de pré-qualifier ou pré-valider des profils selon une multitude de critères objectifs et subjectifs prédéterminés et donc l’arrivée des fameux « robots recruteur » dans la phase de tri et d’évaluation. Les voix critiques de cette automatisation des processus de sélection en amont et de la disparition de l’humain devraient pourtant se réjouir. En faisant gagner du temps au recruteur pour la recherche et surtout le tri de profils, cette automatisation permettra au recruteur d’en consacrer plus à la sélection des candidats, et d’ainsi replacer l’humain3 et l’échange au centre du jeu.

Après tout comme le dit Maurice Thévenet, professeur de management et de ressources humaines à l’ESSEC : « le recrutement reste l’histoire d’une rencontre »4.


écrit par Alexandre STÉFANESCO

Directeur du Cabinet RH ATSAL


1 http://russie.ufe.org/actualites/83-alexandre-stefanesco-du-cabinet-rh-atsal-nous-parle-de-la-video-interview-differee-une-revolution-au-coeur-des-ressources-humaines.html 2 http://www.petitweb.fr/actualites/faut-il-avoir-peur-des-robots-recruteurs/ 3 http://www.lefigaro.fr/vie-bureau/2014/05/19/09008-20140519ARTFIG00214-comment-nous-sommes-recrutes-par-des-robots.php

Le Transsibérien a 100 ans

Le 5 octobre 1916, le dernier tronçon du Transsibérien, le pont enjambant l’Amour, a été ouvert à la circulation dans la ville de Khabarovsk. Ce pont de 2 568 m de long, le plus grand d’Eurasie à l’époque, a été baptisé de Miracle de l’Amour.

1. 9 288,2 km de long La voie ferrée transsibérienne est la plus longue du globe. Elle relie la gare de Yaroslavl à Moscou et la gare de Vladivostok sur 9 288,2 km.

2. 25 ans pour achever la construction

​La construction de la Grande voie de Sibérie (tel est le nom historique du Transsibérien) a commencé en mai 1891 près de Vladivostok. Le futur empereur Nicolas II, âgé à l'époque de 23 ans, a posé la première pierre de la gare. La construction de cette œuvre magistrale fut terminée en 1916 avec l'ouverture du pont sur l'Amour à Khabarovsk.

3. Le Transsibérien a relié la Russie européenne avec la Sibérie et l'Extrême-Orient

La ligne traverse huit fuseaux horaires sur le territoire de deux continents : l'Europe (19,1% de la longueur totale) et l'Asie (80,9%). Elle passe par 11 régions, cinq territoires, deux républiques, une région autonome, 88 villes et 16 grands fleuves et rivières.



4. Le Transsibérien moderne

Aujourd'hui, le Transsibérien est une ligne électrifiée à deux voies dotée d'équipements modernes de gestion, d'informatisation et de communication. Il figure en tant que trajet prioritaire entre l'Europe et l'Asie dans les projets des organisations internationales comme la Commission économique des Nations unies pour l'Europe, la Commission économique et sociale pour l'Asie et le Pacifique et l'Organisation pour la coopération des chemins de fer. 5. Six jours pour parcourir le trajet Le train N1/2 « Russie » parcourt le trajet entre Moscou et Vladivostok en six jours (124 h 10 m).

6. Crucial pour l'économie

Le Transsibérien joue un rôle crucial pour le développement économique et social du pays. Il passe par les régions réalisant 65% de l'extraction du charbon, 20% du raffinage de pétrole et 25% de la production de bois d'œuvre. 7. Débouche sur l'ouest et l'Europe A l'est, le Transsibérien débouche sur les réseaux ferroviaires de Corée du Nord, de Chine, de Mongolie et du Kazakhstan et à l'ouest, les ports russes et les postes de passage frontaliers lui ouvrent l'accès aux pays européens. En 2015, 113,1 millions de tonnes de fret ont été transportés par la voie ferrée dans le cadre des opérations d'export-import et de transit.

8. L'avenir du Transsibérien

Un nouveau projet de développement de l'infrastructure ferroviaire du polygone orientale (voie ferrée Baïkal-Amour et Transsibérien) a été lancé en 2013 sur ordre du président de Russie et du gouvernement. Sa réalisation en 2020 permettra aux entreprises russes de transporter 66 millions de tonnes de fret supplémentaires et contribuera à l'essor de la production industrielle, à la création de nouveaux emplois et au développement stable de la Sibérie et de l'Extrême-Orient russe. Au total, 562 milliards de roubles (environ 8 milliards d'euros) seront investis dans le projet.

 

Article paru le 5 Octobre 2016 dans Sputnik France

https://fr.sputniknews.com/insolite/201610051028056243-100-ans-transsiberien/

Réside Études nouveau partenaire UFE Russie !

Réside Études est le leader en France en résidence-service pour étudiant, seniors et séjours-affaires. Avec une expertise de 27 ans, le Groupe réunit les meilleurs savoir-faire pour construire, valoriser et préserver votre patrimoine afin de garantir des revenus pour la retraite à venir. A la fois Promoteur et Gestionnaire-Exploitant, le Groupe permet à des investisseurs privés de devenir propriétaire en pleine propriété de biens meublé loués avec un bail locatif en BIC sur toute la France en privilégiant l’Emplacement et les services aux locataires. Son action s'articule autour de deux objectifs : rentabilité et pérennité de votre patrimoine grâce à la garantie d'un revenu et d'une recherche perpétuelle du plus haut niveau de satisfaction des résidents.


 
Créée en 1927, l’Union des Français de l’étranger (UFE) est la plus importante association de Français à l’étranger. Association reconnue d’utilité publique, a pour fonction de venir en aide aux Français installés à l’étranger.