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Conférence d’Anne Mondoloni sur l’exclusion sociale

Mardi 6 décembre, Anne Mondoloni, directrice du Samu social Moscou, a donné dans le cadre des Mardis une conférence sur le thème : « L’exclusion sociale dans le monde en général et en Russie en particulier ».

Depuis 2014, Anne Mondoloni dirige le Samu social Moscou, organisation créée par le Docteur Xavier Emmanuelli. Née à Dieppe d’un père français et d’une mère bulgare, Anne Mondoloni est diplômée de Sciences Po et d’HEC, et ancienne élève de l’ENA. Elle est magistrate à la Cour des comptes.

À l’occasion de sa conférence du 6 décembre sur l’exclusion sociale, Anne Mondoloni a apporté son témoignage et son expertise sur son travail à Moscou auprès des sans-abri. Elle a parlé de leur exil hors d’eux-mêmes et de leur négation du corps, de l’écueil de la tentation de la bonne conscience pour les travailleurs sociaux et humanitaires, de l’indifférence de la plupart – cette « absence de regard » qui fait mourir.


Article publié le 12 décembre 2016 dans Le Courrier de Russie

http://www.lecourrierderussie.com/videos/conference-lcdr/2016/12/anne-mondoloni-samu-moscou-2/



bienvenue UFE Samara !

L'Union des Français de l'Étranger Délégation de Russie (UFE Russie) est heureuse de souhaiter la bienvenue à l'UFE Samara !

 

Stéphane Bilquey sera accompagné de Thibault et Charles dans cette mission. Soirée d'inauguration le vendredi 10 février ! D'ici là l'équipe est contactable notamment par mail : Cet adresse mail est protégé contre les spambots. Vous avez d'activer le javascript pour la visualiser. ou via leur page facebook : UFE Samara

 

 

Leroy Merlin fait feu de tout bois en Russie

Malgré la crise économique qui perdure en Russie, la chaîne française d’articles de bricolage Leroy Merlin continue de se développer activement sur tous les fronts – de Moscou à Vladivostok. Dans une interview accordée à Kommersant, le PDG de l’enseigne française dans le pays, Vincent Gentil, dévoile les secrets de cette expansion. Le Courrier de Russie en a traduit les passages les plus marquants.

Leroy Merlin

Ouverture d’un magasin Leroy Merlin en Russie. Crédits : VKontakte/Leroy Merlin.

À l’Est toute !

Alors que les analystes annoncent une baisse du marché russe du bricolage d’environ 8% en 2016, le patron de Leroy Merlin Russie table, lui, sur une croissance de son chiffre d’affaires d’environ 5%.

« Bien sûr, les ventes baissent, les gens recherchent des articles moins chers. Mais le désir de faire des travaux chez soi n’a pas diminué, il est stable », affirme Vincent Gentil.

De fait, le groupe n’a pas revu ses plans à long terme et prévoit toujours une moyenne de 20 ouvertures par an – soit 30 milliards de roubles [433 millions d’euros, ndlr] d’investissement. En 2016, le géant du bricolage a ouvert 17 nouveaux magasins à travers la Russie. « Nous comprenons simplement que la situation économique va s’améliorer d’ici deux ou trois ans », indique Vincent Gentil, précisant avoir déjà noté le retour d’une tendance positive entre août et septembre.

Leroy Merlin prévoit notamment d’ouvrir un magasin à Vladivostok, le premier en Extrême-Orient, d’ici deux ans, et travaille sur une implantation à Minsk, en Biélorussie. En revanche, le groupe n’envisage pas de s’implanter en Crimée actuellement, pour des raisons juridiques. « Nous aimerions y travailler, mais la péninsule est un territoire contesté donc, pour l’instant, c’est impossible », explique le directeur pour la région Russie.

Pour répondre aux nouvelles exigences logistiques liées à ces ouvertures, Leroy Merlin vient d’achever la construction de son premier entrepôt en Russie – 100 000 mètres carrés et cinq milliards de roubles d’investissement [soit 72 000 euros, ndlr] – non loin de Domodedovo, en région de Moscou, et compte déjà en construire un deuxième en banlieue moscovite. L’enseigne de bricolage a également ouvert un centre logistique à Samara et se prépare à en lancer six autres à travers la Russie. « Un investissement nécessaire pour réduire les délais de livraison et ne pas travailler uniquement via l’entrepôt central », précise M. Gentil.

Produire russe

Si elle n’a pas freiné ses projets d’expansion dans le pays, la chute du rouble a tout de même affecté le géant du bricolage. Leroy Merlin Russie, qui importe une grande partie de ses produits, a notamment dû revoir à la hausse ses prix en magasin, avec une augmentation d’environ 7% entre 2015 et 2016, admet Vincent Gentil.

Pour limiter les effets de la conjoncture, le groupe français a donc, entre autres, intensifié la localisation de sa « production maison » en Russie. Selon les statistiques avancées par le directeur, la société fabrique désormais 50% des articles de marque Leroy Merlin sur le territoire russe et entend atteindre les 80% d’ici cinq ans.

M. Gentil souligne d’ailleurs que les premiers résultats de cette stratégie visant à augmenter la part des articles de production russe « se font sentir ». La marque « maison » représente aujourd’hui 55% du chiffre d’affaires du groupe en Russie, et le directeur prévoit d’atteindre les 70 à 80% d’ici 2020 – « le temps de trouver les fournisseurs », précise-t-il.

Leroy Merlin s’efforce même d’encourager ses distributeurs étrangers, eux aussi, à produire localement. « D’autant qu’ils réalisent à quel point la chute du rouble les affecte et veulent en minimiser l’impact négatif, souligne le PDG, avant d’ajouter : Et puis, ils comprennent que nous continuons à nous développer activement – et qu’ils sont donc assurés d’avoir un marché d’écoulement.  » 

Être leader en temps de crise

Concrètement, ouvrir un magasin en Russie coûte aujourd’hui plus cher au groupe – environ 1,5 milliard de roubles soit 22 millions d’euros, ndlr contre un milliard de roubles il y a un an. « À l’heure actuelle, nous empruntons davantage, car nous sommes dans une phase d’expansion active. Mais à d’autres périodes, nous avons vécu sur nos fonds propres en Russie », souligne Vincent Gentil.

L’entreprise se finance en partie grâce à ses bénéfices et via les banques russes. Le patron du groupe français insiste : « Leroy Merlin Russie ne reçoit pas d’argent de banques ou actionnaires européens. »

Même si la crise économique a affecté le groupe en termes de volume des ventes, Leroy Merlin Russie n’a ni licencié de personnel, ni fermé de magasin. « Au contraire, nous avons besoin de nouvelles personnes ayant le désir d’apprendre », insiste le directeur.

La Russie, avec environ 20 % du chiffre d’affaires global du groupe, représente le deuxième marché de Leroy Merlin dans le monde. Et Vincent Gentil en est convaincu : « D’ici trois ou quatre ans, elle sera le premier marché du groupe si le rouble ne connaît pas une nouvelle crise ! », conclut-il.


Article paru le 18 novembre 2016 dans LE COURRIER DE RUSSIE

http://www.lecourrierderussie.com/economie/2016/10/leroy-merlin-moscou/


Russie : larges éclaircies à l’horizon

Le vent tourne sur Moscou. Le ciel se dégage et le soleil pointe enfin le bout de son nez. La tension baisse peu à peu. La pression se relâche. Non, le Russia bashing n’est pas encore passé de mode, mais de plus en plus de gens sur la planète se demandent si c’est bien la Russie qui menace l’équilibre du monde, et si son niveau de nuisance peut réellement être comparé à celui de l’État islamique, comme le suggérait il y a peu de temps Barack Obama.

Moscou

Lever de soleil sur Moscou. Crédits : Anastasia Kosmacheva/ flickr

C’est notamment le cas des Moldaves et des Bulgares, qui, le 13 novembre dernier, ont élu des chefs d’État prônant un rapprochement avec le grand voisin oriental. Sans renier leur attachement aux valeurs européennes, Igor Dodon et Roumen Radev affirment vouloir mener une politique équilibrée, dans l’intérêt de leurs peuples. En d’autres termes, ne pas refuser toute coopération avec la Russie sous prétexte que c’est la Russie. Ne pas repousser leur grand voisin simplement parce que certains le présentent comme une source de danger et de désordre. Ne pas tomber dans une russophobie vulgaire, mais regarder la réalité en face. Admettre que, malgré la vaste campagne de dénigrement qui a lieu depuis des années dans les médias, la Russie garde son attrait pour un très grand nombre. Dans le brouillard médiatique, les gens discernent un pays qui n’est certes pas une démocratie idéale, mais qui n’a rien non plus du monstre totalitaire sous les traits duquel on le dessine.

Certes, la Russie a encore de nombreux défis à relever. Elle doit notamment combattre la pauvreté et la corruption, créer un système de santé plus accessible, performant et égalitaire, relever le niveau de sa science, juguler la violence qui sévit dans ses prisons, améliorer son climat d’affaires et permettre au plus grand nombre de Russes de créer leur entreprise… Bref, la Russie d’aujourd’hui est loin d’être un pays parfait. Mais elle n’est pas non plus un immense Goulag gouverné par un fou furieux assoiffé de conquête.

La Russie, c’est un pays qui se cherche, se reconstruit, réfléchit à des pistes. Elle n’accepte pas les recettes toutes faites. Refuse de suivre les itinéraires que ses voisins de l’Ouest lui désignent – ce qui en agace plus d’un. La Russie énerve car elle pense par elle-même. Elle ne s’empresse pas de jeter ses vieux bijoux de famille, sous prétexte qu’ils sont démodés – elle préfère les ranger soigneusement dans ses boîtes laquées ou, pire encore, ose les arborer sous les yeux d’une assistance scandalisée. La Russie n’est pas prête à renoncer à l’idée de souveraineté ni à celle de patrie, par exemple, tout simplement parce que certains, à l’Ouest, considèrent ces notions surannées. Les renoncements que l’Europe expérimente en ce moment, la Russie a eu le temps de les tester en 70 ans de socialisme. Et de s’en lasser. Renoncer à la religion ? Renier tout attachement à ses origines ? Dire que tout se vaut, que peu importe d’où l’on vient et dans quelle langue on parle ? Réduire la culture à ses simples expressions vestimentaires et culinaires, lui retirer ses dents pour n’en garder que la peau ? Tout cela, les Russes l’ont fait. Ils ont ouvert les sépultures de leurs saints pour se prouver qu’ils pourrissent, comme tous les êtres humains. Ils ont brisé leurs autels, renoncé à leur héritage d’avant 1917, réécrit l’histoire ; ils se sont interdit d’être russes pour devenir soviétiques, ont relégué aux oubliettes leur culture millénaire pour la remplacer par un ersatz folklorique. Ils l’ont fait. Mais maintenant, ils cherchent autre chose.

Sur sa voie historique, à un moment, la Russie est partie très à gauche ; maintenant, elle va à droite. Elle tente différentes possibilités et cherche le juste équilibre. Ce qui est certain, en tout cas, c’est qu’elle n’est pas convaincue de détenir la vérité suprême et ne cherche en rien à imposer sa voie à toute la planète. La Russie est prête à admettre la pluralité des possibles. Aujourd’hui, tant bien que mal, elle parvient à faire vivre en paix, sur ses vastes terres, des peuples aux religions et aux mémoires les plus diverses – et si elle devait proposer un modèle au monde, ce serait certainement celui-ci.

Article paru le 24 novembre 2016 dans Le Courrier de Russie

http://www.lecourrierderussie.com/opinions/2016/11/moscou-monde-tension-eclaircies/

Des milliards d’investissements étrangers de retour en Russie

Les grandes sociétés occidentales ont commencé à investir des milliards de dollars dans de nouveaux magasins et fabriques en Russie, tablant sur un réveil des consommateurs russes après deux ans de récession.

Les grandes entreprises occidentales tels que IKEA, Leroy Merlin, Mars, Pfizer et d'autres croient en un rebond de la croissance économique en Russie et ont commencé à investir dans le pays.

Leur optimisme est nourrit par l'élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis, qui prône la normalisation des relations avec Moscou, informe Bloomberg.

IKEA prévoit d'investir 1,6 milliard de dollars (1,51 milliard d'euros) sur les cinq prochaines années en ouvrant de nouveaux magasins. La société française Leroy Merlin a annoncé en septembre son intention d'allouer deux milliards d'euros pour élargir son réseau en Russie. Mars et Pfizer ont également annoncé qu'ils intensifieraient la production en Russie. Les entreprises espèrent que l'économie russe va bientôt sortir de la récession, ce qui conduira à une augmentation du pouvoir d'achat. « L'heure des investissements est venue. Je crois fermement dans le potentiel du marché russe à long terme », a déclaré Walter Kadnar, directeur de la chaîne de magasins IKEA en Russie. Cet automne, le détaillant de meuble suédois a ouvert une usine de meubles à Novgorod pour un montant de 60 millions de dollars (56 millions d'euros). L'entreprise a également acheté un terrain près de Saint-Pétersbourg afin d'y bâtir un troisième centre commercial Mega.

« Les deux ou trois dernières années ont été terribles. Mais aujourd'hui, la situation change grâce à la stabilisation du rouble, et l'économie russe devrait renouer avec la croissance dans un proche avenir », a estimé Frank Schauff, directeur général de l'Association des entreprises européennes à Moscou.

Plus tôt ce mois-ci, la Banque mondiale a réévalué la baisse du PIB russe en 2016 de 1,2 % à 0,6 %. De son côté, le Fonds monétaire international (FMI) a prédit une stabilisation de l'économie russe dans la seconde moitié de 2016 et une croissance de 1% pour l'année prochaine.

Article paru le 23 novembre 2016 dans Sputnik France

https://fr.sputniknews.com/economie/201611231028841699-russie-investissements-etrangers/

Crimée: le vin au-dessus de la politique

Après l'introduction des sanctions occidentales et des mesures de rétorsion de la part de Moscou, la Russie se montre de plus en plus intéressée par le développement de sa production nationale. C’est pourquoi les vignerons affluent vers la Crimée, où il devient plus simple de légaliser la production des vins.

La viniculture a refleuri en Crimée  : la région ne manque pas d'investisseurs grâce à des conditions favorables et appropriées au développement de la viticulture, écrit le Financial Times.

«  Je ne connais pas d'autre région ayant une telle diversité de conditions sur un si petit territoire  », indique le vigneron criméen, Oleg Répine. Ainsi, dans la région de Sébastopol, les sols sont argileux, le territoire est montagnard et les précipitations sont modérées, ce qui constitue des conditions idéales pour la production des vins fins exquis, indique le Financial Times, citant des vignerons locaux.

«  La nouvelle vague  » de vignerons en Crimée croit en son avenir. Selon Oleg Répine, «  le vin est dessus au-dessus de toute politique».

« Le monde attend toujours quelque chose de nouveau, et qu'ici toute une nouvelle région est née », indique le propriétaire de la cave Alma Valley.

 

Article paru le 12 Novembre 2016 dans SPUTNIK France

https://fr.sputniknews.com/economie/201611121028665322-crimee-viniculture-redressement/

-25°C en forêt: le stage extrême d'un astronaute français !

L’astronaute français Thomas Pesquet, 38 ans, originaire de Rouen, s’apprête à prendre part à une expédition spatiale avec un Russe et une Américaine. Avant ça, il a passé un entraînement intensif, en particulier, un stage de survie dans une forêt russe par -25°C!

Ayant fini son entraînement en Russie, l'astronaute Thomas Pesquet est actuellement à Baïkonour, au Kazakhstan, d'où il va décoller, raconte Europe 1 qui suit de près sa mission. Originaire de Rouen et âgé de 38 ans, il est le dixième Français à voyager dans l'espace.

Dans le même temps, Thomas Pesquet est le premier Français à aller sur la Station spatiale internationale (ISS) depuis 2008. Avec deux collègues, un Russe et une Américaine, il partira pour six mois sur l'ISS le 17 novembre prochain.

La longue marche de Thomas Pesquet pour la mission spatiale a commencé il y a huit ans. En tant que candidat, il était obligé d'affronter 8 413 rivaux ! Les recruteurs ont été impressionnés par son expérience de pilote de ligne chez Air France et également par son intelligence émotionnelle et sa capacité à rester calme dans les situations critiques.

Thomas Pesquet a passé des stages de préparation intensifs. L'entraînement pour une mission spatiale est vraiment dur ! Cela impliquait sa capacité à résister en milieu hostile. Un stage de survie dans une forêt russe par —25 degrés ou une semaine entière dans une grotte en Sardaigne sans voir la lumière du jour, voilà ce qui l'attendait lors de son long chemin vers le décollage.
Et ce n'est pas tout ! Résoudre des problèmes de pilotage les yeux fermés, apprendre à parler russe couramment, se préparer à sortir dans le vide spatial enfermé dans un scaphandre sont juste quelques exemples de ce que l'on peut trouver dans les milliers d'heures d'entraînement.


Article paru le 14 Novembre 2016 dans Sputnik France

https://fr.sputniknews.com/france/201611141028687348-astronaute-francais-stage-survie-foret/



Moody’s: le système bancaire russe restera «stable» en 2017

La société américaine spécialisée dans l'analyse financière d'entreprises commerciales et d'organes gouvernementaux Moody's a fait un bon pronostic sur la stabilité du système bancaire russe en 2017.

Les experts de la société d'analyse Moody's prévoient une baisse de 1 % du PIB de la Russie en 2016 sur fond de nouveau redressement de l'économie russe en 2017.

« Une relance de l'économie russe, relativement lente, et une stabilisation des paramètres macroéconomiques maintiendront l'environnement opérationnel des banques russes. Ainsi, nous nous attendons à une hausse de la rentabilité et à une sauvegarde des capitaux au sein de son système bancaire », soulignent les analystes. Rappelons également que grâce aux restrictions imposées par certains pays occidentaux, la Russie a réussi à réduire considérablement les coûts de production du pétrole.

La Russie a notamment enregistré une baisse de 30 %, les compagnies opérant en mer du Nord de 20 %, alors que le Canada et la Chine ont réduit le coût de la production de l'or noir de 18 % et de 9 % respectivement. La rapide dévalorisation du rouble provoquée par la chute des prix pétroliers et les restrictions occidentales imposées à la Russie ont rendu la production moins chère. Comme le pétrole est vendu en dollars, l'affaiblissement de la monnaie nationale russe a été profitable à l'industrie des hydrocarbures.

Article paru le 24 Octobre 2016 dans Sputnik France

https://fr.sputniknews.com/economie/201610241028337234-moodys-analyse-economie-russe-stabilite/

Philippe Pégorier reçoit l'Ordre de l'Amitié !

Ce 24 octobre , Philippe Pégorier Président Alstom Russie & Administrateur de notre UFE Russie sur décret de M. Vladimir Poutine a reçu des mains du Ministre Sergey Lavrov et en présence de M. Shokhin l'Ordre de l'amitié, la plus haute récompense pour un étranger en Russie.

L'ensemble du Bureau et Conseil d'Administration de l'UFE Russie souhaite lui exprimer son admiration et la fierté que nous ressentons.

Bravo cher Philippe !

 

 

Qu'est ce que l'Ordre de l'Amitié ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_de_l%27Amiti%C3%A9_(Russie)

Le centre orthodoxe, témoin des liens solides entre la Russie et la France

Après trois ans de travaux, le Centre spirituel et culturel orthodoxe russe ouvre ses portes en plein cœur de la capitale française.

Le président russe Vladimir Poutine a qualifié l'inauguration du Centre orthodoxe de Paris de témoignage des liens solides unissant la Russie et la France.

« Je vous félicite cordialement à l'occasion de l'inauguration officielle du centre spirituel et culturel orthodoxe russe dans la capitale française. La création de ce complexe unique est un témoignage des liens culturels et humanitaires russo-français, de l'aspiration mutuelle de nos peuples à un dialogue constructif et à la coopération », rapporte le service de presse du Kremlin citant Vladimir Poutine.

Le président russe s'est également dit confiant dans le fait que le Centre occuperait une place digne parmi les sites culturels de Paris, et que son activité contribuerait à la préservation et à la consolidation des traditions d'amitié et de respect mutuel.


Selon le représentant officiel de l'administration présidentielle de Russie, Elena Krylova, le Centre spirituel et culturel possèdera l'immunité diplomatique après que sa gestion aura été transmise au ministère russe des Affaires étrangères.

Situé dans le 7e arrondissement de Paris à deux pas de la Tour Eiffel et du Pont Alexandre III, le territoire du centre comprend quatre bâtiments dont l'édifice centrale est la cathédrale de la Sainte-Trinité avec ses cinq bulbes dorés. A proximité se trouve le centre culturel avec une librairie et une salle d'exposition, une école primaire russe et un bâtiment administratif.

Les travaux de construction ont duré environ trois ans. A la veille de la cérémonie d'ouverture, le secrétaire général du président russe Alexandre Kolpakov s'est rendu à Paris afin d'approuver l'achèvement des bâtiments du Centre. 

Initialement, il était prévu que le président russe Vladimir Poutine et le président français François Hollande assistent à la cérémonie d'inauguration du Centre, mais le dirigeant russe a reporté sa visite à Paris.

 

Article paru le 19 octobre 2016 dans Sputnik France
En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/international/201610191028263392-france-russie-centre-orthodoxe-poutine/

Welcome Abroad nouveau partenaire UFE Russie !

Bienvenue chez Welcome Abroad relocations, spécialiste dans l’aide à l’installation des expatriés en Russie. Créée et dirigée par des expatriés, Welcome Abroad relocations connaît parfaitement les besoins de celles et ceux qui viennent professionnellement s’installer en Russie.
Ses raisons d’être : accompagner les familles pour leur assurer une transition tout en douceur et leur faire aimer la Russie !

Le Transsibérien a 100 ans

Le 5 octobre 1916, le dernier tronçon du Transsibérien, le pont enjambant l’Amour, a été ouvert à la circulation dans la ville de Khabarovsk. Ce pont de 2 568 m de long, le plus grand d’Eurasie à l’époque, a été baptisé de Miracle de l’Amour.

1. 9 288,2 km de long La voie ferrée transsibérienne est la plus longue du globe. Elle relie la gare de Yaroslavl à Moscou et la gare de Vladivostok sur 9 288,2 km.

2. 25 ans pour achever la construction

​La construction de la Grande voie de Sibérie (tel est le nom historique du Transsibérien) a commencé en mai 1891 près de Vladivostok. Le futur empereur Nicolas II, âgé à l'époque de 23 ans, a posé la première pierre de la gare. La construction de cette œuvre magistrale fut terminée en 1916 avec l'ouverture du pont sur l'Amour à Khabarovsk.

3. Le Transsibérien a relié la Russie européenne avec la Sibérie et l'Extrême-Orient

La ligne traverse huit fuseaux horaires sur le territoire de deux continents : l'Europe (19,1% de la longueur totale) et l'Asie (80,9%). Elle passe par 11 régions, cinq territoires, deux républiques, une région autonome, 88 villes et 16 grands fleuves et rivières.



4. Le Transsibérien moderne

Aujourd'hui, le Transsibérien est une ligne électrifiée à deux voies dotée d'équipements modernes de gestion, d'informatisation et de communication. Il figure en tant que trajet prioritaire entre l'Europe et l'Asie dans les projets des organisations internationales comme la Commission économique des Nations unies pour l'Europe, la Commission économique et sociale pour l'Asie et le Pacifique et l'Organisation pour la coopération des chemins de fer. 5. Six jours pour parcourir le trajet Le train N1/2 « Russie » parcourt le trajet entre Moscou et Vladivostok en six jours (124 h 10 m).

6. Crucial pour l'économie

Le Transsibérien joue un rôle crucial pour le développement économique et social du pays. Il passe par les régions réalisant 65% de l'extraction du charbon, 20% du raffinage de pétrole et 25% de la production de bois d'œuvre. 7. Débouche sur l'ouest et l'Europe A l'est, le Transsibérien débouche sur les réseaux ferroviaires de Corée du Nord, de Chine, de Mongolie et du Kazakhstan et à l'ouest, les ports russes et les postes de passage frontaliers lui ouvrent l'accès aux pays européens. En 2015, 113,1 millions de tonnes de fret ont été transportés par la voie ferrée dans le cadre des opérations d'export-import et de transit.

8. L'avenir du Transsibérien

Un nouveau projet de développement de l'infrastructure ferroviaire du polygone orientale (voie ferrée Baïkal-Amour et Transsibérien) a été lancé en 2013 sur ordre du président de Russie et du gouvernement. Sa réalisation en 2020 permettra aux entreprises russes de transporter 66 millions de tonnes de fret supplémentaires et contribuera à l'essor de la production industrielle, à la création de nouveaux emplois et au développement stable de la Sibérie et de l'Extrême-Orient russe. Au total, 562 milliards de roubles (environ 8 milliards d'euros) seront investis dans le projet.

 

Article paru le 5 Octobre 2016 dans Sputnik France

https://fr.sputniknews.com/insolite/201610051028056243-100-ans-transsiberien/

Quel avenir pour le recrutement au cœur de la DigitalHRisation ?

Tandis que le monde des ressources humaines et du recrutement est frappé de plein fouet par la digitalisation, diverses tendances émergent qui remettent profondément en cause les habitudes et les pratiques ancrées qui régentent la relation entre le candidat et le recruteur.

La principale conséquence de cette digitalisation est sans aucun doute l’apparition des réseaux sociaux comme vivier de candidats, en complément et sans doute à terme en remplacement des JobBoards. LinkedIn bien sûr mais aussi Facebook ou encore Twitter sont désormais des banques de profils comprenant des centaines de millions de candidats potentiels et des supports sur lesquels les recruteurs et les entreprises communiquent activement pour attirer les candidats.

Si les entreprises doivent se vendre pour devenir plus attractives, elles doivent néanmoins également développer des modes opératoires nouveaux pour permettre aux candidats de postuler le plus intuitivement et le plus rapidement possible. Des processus de recrutements plus « friendly user », plus transparents et destinés à procurer au candidat une expérience positive déjà lors de son tout premier contact avec l’entreprise, cet employeur potentiel ou bien avec l’agence de recrutement.

Posts, Tweets, images, vidéos … Tous les formats coexistent désormais pour permettre à l’entreprise de se présenter au candidat mais aussi permettre au candidat de se présenter d’une façon innovante et différentiée. Pour la première fois sans doute dans l’histoire du recrutement, les recruteurs/employeurs et les candidats/employés sont à égalité dans cette jungle 2.0.

Le CV, encore incontournable ne sera bientôt plus suffisant et voit déjà se greffer autour de lui des tests psychométriques, des tests de compétences comportementales ou par exemple des entretiens vidéos1 de plus en plus incontournables. Cette évolution profonde confirme que l’avenir est aux profils candidats 360 degrés accessibles en un clic et aux offres d’emploi polyformats qui pourraient-elles demain se glisser au sein de nos discussions Skype, WhatsApp ou Viber ou nous arriver en format SMS par exemple.

Conséquence directe, plus les entreprises accentuent leur communication en vue de promouvoir leur marque-employeur, plus elles deviennent victime de leur succès. En conséquence : les recruteurs sont contraint de faire face à une masse de données bien souvent difficile à appréhender et gérer car n’ont jamais eu accès à autant d’informations. Le Big-Data dans le secteur RH va-t-il contribuer à la naissance d’un recruteur augmenté ? C’est l’opinion de David Bernard, CEO d'AssessFirst, une société spécialisée dans le recrutement prédictif. Pour David Bernard2 la digitalisation entraine que la masse d’information accessible et donc à traiter par candidat devient tellement colossale (compétences techniques, personnalité, motivations, aptitudes et tous les autres critères pertinents…) qu’un simple cerveau humain d’un recruteur n’est pas capable d’assimiler sainement et logiquement une telle masse d’information pour 10,15 ou 20 candidats par mission et d’ainsi prendre des décisions de sélection véritablement pertinentes.

Sans nul doute que cette Big-Dataisaion favorisera inévitablement l’émergence d’algorithme visant à permettre de pré-qualifier ou pré-valider des profils selon une multitude de critères objectifs et subjectifs prédéterminés et donc l’arrivée des fameux « robots recruteur » dans la phase de tri et d’évaluation. Les voix critiques de cette automatisation des processus de sélection en amont et de la disparition de l’humain devraient pourtant se réjouir. En faisant gagner du temps au recruteur pour la recherche et surtout le tri de profils, cette automatisation permettra au recruteur d’en consacrer plus à la sélection des candidats, et d’ainsi replacer l’humain3 et l’échange au centre du jeu.

Après tout comme le dit Maurice Thévenet, professeur de management et de ressources humaines à l’ESSEC : « le recrutement reste l’histoire d’une rencontre »4.


écrit par Alexandre STÉFANESCO

Directeur du Cabinet RH ATSAL


1 http://russie.ufe.org/actualites/83-alexandre-stefanesco-du-cabinet-rh-atsal-nous-parle-de-la-video-interview-differee-une-revolution-au-coeur-des-ressources-humaines.html 2 http://www.petitweb.fr/actualites/faut-il-avoir-peur-des-robots-recruteurs/ 3 http://www.lefigaro.fr/vie-bureau/2014/05/19/09008-20140519ARTFIG00214-comment-nous-sommes-recrutes-par-des-robots.php

Réside Études nouveau partenaire UFE Russie !

Réside Études est le leader en France en résidence-service pour étudiant, seniors et séjours-affaires. Avec une expertise de 27 ans, le Groupe réunit les meilleurs savoir-faire pour construire, valoriser et préserver votre patrimoine afin de garantir des revenus pour la retraite à venir. A la fois Promoteur et Gestionnaire-Exploitant, le Groupe permet à des investisseurs privés de devenir propriétaire en pleine propriété de biens meublé loués avec un bail locatif en BIC sur toute la France en privilégiant l’Emplacement et les services aux locataires. Son action s'articule autour de deux objectifs : rentabilité et pérennité de votre patrimoine grâce à la garantie d'un revenu et d'une recherche perpétuelle du plus haut niveau de satisfaction des résidents.


L’Oréal : parce que la Russie le vaut bien

Cinq ans après y avoir localisé sa production, L’Oréal compte aujourd’hui la Russie parmi ses dix premiers marchés mondiaux. Dans une interview accordée à Kommersant, le PDG du groupe français de produits cosmétiques, Jean-Paul Agon, revient sur les clés de ce succès. Le Courrier de Russie en a extrait les passages les plus marquants.

Mannequin russe pour l'Oréal.

Mannequin russe pour l’Oréal. Crédits : loreal.fr.

Jean-Paul Agon est formel : « Le groupe L’Oréal se développe très bien en Russie. » Le PDG s’attend à une augmentation de 14 à 18% du chiffre d’affaires de la compagnie, en termes monétaires, dans le pays, un résultat qu’il juge « significatif ».

Cinq ans après avoir localisé sa production en Russie, L’Oréal a récemment décidé de doubler la capacité de production de son usine – la première et la seule – de Vorsino, dans la région de Kalouga, en y investissant 30 millions d’euros. « Il s’agit d’améliorer la qualité des produits, d’accroître les volumes de production et de réduire l’impact sur l’environnement », a indiqué le PDG à Kommersant.

Dans deux ou trois ans, L’Oréal pourrait en outre lancer une nouvelle phase d’investissements afin d’augmenter le rendement de son usine, qui sert le marché intérieur, mais aussi ceux des pays voisins. « Certes, L’Oréal n’exporte actuellement que 10% des marchandises produites en Russie – vers le Tadjikistan, le Kazakhstan, la Biélorussie, l’Ouzbékistan, la Mongolie et le Kirghizistan – mais ce chiffre va croître », a assuré le directeur.

Usine l'Oréal

Usine l’Oréal de Vorsino, dans la région de Kalouga. Crédits : indpark.vorsino.com

Croissance via internet

Jean-Paul Agon se félicite également de l’augmentation des ventes en ligne sur le territoire russe, avec un volume correspondant aujourd’hui à 1,5-1,6% de toute la production vendue. « Soit une augmentation spectaculaire de 126 % [en un an] », précise-t-il.

À l’appui de cet essor, le groupe possède son propre réseau logistique, évitant ainsi les problèmes de livraisons, fréquents en Russie. « Du Kamtchatka à Kaliningrad, nous livrons sans faute », affirme le patron de l’Oréal. Concernant la Crimée, le PDG s’est contenté d’indiquer : « Nous livrons là où l’on nous passe commande. »

Un marché stratégique

Boutique l'Oréal

Stand l’Oréal en Russie. Crédits : loreal.fr.

Jean-Paul Agon assure enfin que le groupe n’a pas été affecté par les sanctions et s’est plutôt bien développé, ces deux dernières années, en investissant et en recrutant de nouveaux employés. « La Russie est un marché stratégique, sur lequel nous sommes prêts à continuer de travailler », a-t-il martelé.

Aujourd’hui, précise le PDG, la Russie, avec environ 3% du chiffre d’affaires global du groupe, se classe parmi les dix marchés les plus importants pour L’Oréal dans le monde.

« La chute du rouble a naturellement eu un impact sur le chiffre d’affaires du groupe en euros en Russie, mais cela reste faible. Le plus important, ce sont les perspectives sur le long terme. Et en la matière, on sait que les femmes russes accordent plus que quiconque de l’importance à la beauté – ce qui, dans l’industrie cosmétique, est fondamental. La Russie pèsera indubitablement de plus en plus lourd dans le chiffre d’affaires de l’Oréal », a conclu Jean-Paul Agon.


Article paru le 28 Septembre 2016 dans LE COURRIER DE RUSSIE

http://www.lecourrierderussie.com/economie/2016/09/loreal-production-commerce-cosmetiques/

L'Europe veut conquérir la Lune avec la Russie

L'Agence spatiale européenne (ESA) compte développer sa coopération avec la Russie dans l'étude et la conquête de la Lune.C'est ce qu'a déclaré le chef de la représentation de l'ESA en Russie René Pichel.

« Si ce projet était approuvé lors de la conférence ministérielle des pays membres de l'agence en décembre 2 016, l'ESA collaborerait avec la Russie pour conquérir la Lune », a déclaré René Pichel.

Le directeur général adjoint de l'agence spatiale russe Roskosmos, Sergueï Saveliev, avait déjà dit que ce travail conjoint pour « la conquête de la Lune s'inscrivait dans la continuité de la coopération entre la Russie et l'Europe pour la mission ExoMars » à destination de la planète Mars.

« Ces projets sont intéressants pour nos partenaires européens, qui expriment leur volonté d'y participer. Aujourd'hui nous élaborons des axes concrets de collaboration », a déclaré Sergueï Saveliev. De plus, l'ESA planche actuellement sur un projet de «Village lunaire» auquel la Russie pourrait également être invitée à participer. Le concept en question prévoit plusieurs missions sur la Lune pour déployer les éléments du « village » à différents endroits. Ce projet de l'ESA pourrait être couplé avec la mission Luna-27 Ressources dont la mise en œuvre est actuellement développée par Roskosmos conjointement avec l'Agence spatiale européenne. L'Europe conçoit actuellement deux éléments: les systèmes « d'atterrissage intelligent » du module et les systèmes d'analyse des échantillons récoltés. Le projet Luna-27 et le projet suivant, Luna-28, auquel l'ESA a également l'intention de participer, pourraient faire partie du programme « Village lunaire ».

 

Paru le 22 septembre 2016 dans Sputnik France

En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/presse/201609221027872711-lune-russie-europe/

Une armée de bénévoles débarrasse le Baïkal de cinq tonnes de déchets

Quelque douze mille bénévoles ont participé à un grand nettoyage des rives du lac Baïkal, le 10 septembre dernier. Ce marathon écologique de « 360 minutes » a permis de remplir 27 mille sacs poubelle de cent litres chacun.

L'équipe bénévole de choc en pleine action de nettoyage du lac Baïkal. Crédits : vkontake.ru.

L’équipe bénévole en pleine action de nettoyage du lac Baïkal. Crédits : 360 minutes/VK

Six heures durant, l’armée de volontaires a sillonné les alentours du lac Baïkal à la recherche de déchets. « Une recherche malheureusement très fructueuse », a confié au Courrier de RussieAlina, 17 ans, qui a rempli deux sacs poubelle à elle seule.

Secondés par des robots-nettoyeurs conçus par des étudiants d’Irkoutsk, les bénévoles ont ramassé principalement des déchets ménagers et industriels, mais également des objets insolites. « Je suis notamment tombée sur une cuvette de toilettes, des recueils de poèmes et de vieux patins à glace », poursuit la jeune femme.

Au total, il a fallu 114 camions pour transporter les cinq tonnes de déchets récoltés. Une partie de ces ordures – 800 kg de verre, 150 kg de plastique, 30 kg d’aluminium et 50 kg de carton – a été amenée jusqu’à un point de collecte dans le village de Kabansk, en république de Bouriatie, où, une fois triées, elles seront réparties vers les usines de recyclage de la région.

Un marathon

À l’origine de l’action, on trouve la compagnie énergétique En+ Group, active dans la recherche pour le développement durable. L’entreprise a organisé son premier marathon écologique « 360 minutes » en 2011. Elle avait alors fait appel à 101 de ses employés pour nettoyer le cap Oulirba, sur le lac Baïkal. Depuis, le nombre de participants a doublé chaque année – de même que la quantité de déchets récoltés. En 2015, cinq mille personnes ont participé à l’action et rempli plus de mille sacs poubelle, soit 42 camions-bennes.

« Nous souhaitons intégrer les volontaires au travail d’éducation environnementale, afin qu’ils deviennent à leur tour des ambassadeurs de la propreté, explique la responsable du développement durable de En+ Group, Maria Gratcheva. En rentrant chez lui, chaque bénévole fait part de son expérience et passe le mot à ses amis. »

Les sac poubelle

Les sacs poubelle remplis de déchets improbables s’amassent, à la lisière du lac. Crédits : 360 minutes/VK

Cette année, le marathon écologique « 360 minutes » a constitué le point culminant d’une initiative qui s’est déroulée sur tout l’été. Depuis le 3 juin, les bénévoles, mobilisés via les réseaux sociaux, ont participé à 19 actions autour du Baïkal et dans les réserves de Khakassie et de Stolby, en région de Krasnoïarsk. Fin septembre, les volontaires prévoient également d’aller aider à dégager les décombres et reconstruire les infrastructures de la réserve de Sikhote-Aline, dans la région du Primorié, ravagée par un typhon début septembre.

En 2017, déclarée Année des territoires naturels spécialement protégés par décret du président russe, les organisateurs prévoient de mobiliser plus de cent mille personnes afin d’étendre le marathon à dix régions russes.

L'équipe bénévole

L’équipe bénévole, en pleine action de nettoyage du lac Baïkal, garde toujours le sourire. Crédits : 360 minutes/VK

La situation écologique du lac Baïkal inquiète depuis plusieurs années les scientifiques, qui mettent en cause la pollution industrielle et l’urbanisation du littoral. La qualité de l’eau de la plus grande réserve d’eau douce du monde se dégrade progressivement et le lac se peuple d’algues et de bactéries nocives à l’équilibre de son écosystème.


Article paru le 16 septembre 2016 dans Le Courrier de Russie

http://www.lecourrierderussie.com/regions-et-villes/siberie/2016/09/baikal-dechets-benevoles-lac/

3 nouveaux Administrateurs à l'UFE Russie

Ce lundi 12 septembre, le Conseil d'Administration est ravi d'accueillir et de présenter Sandrine MOREAU, Alexandre STEFANESCO et Yan SOTTY en leur qualité de nouveaux Administrateurs de l'UFE Russie !

 

http://russie.ufe.org/le-bureau

 

Jean-Maurice Ripert élevé à la dignité d’ambassadeur de France

Lors du Conseil des ministres du 8 septembre, deux hauts gradés du Quai d’Orsay ont été élevés à la dignité d’ambassadeurs de France. C’est le rang le plus haut au sein de la hiérarchie diplomatique. 

Respectivement ambassadeur de France en Russie depuis 2013 et secrétaire général du ministère des Affaires étrangères depuis 2014, Jean-Maurice Ripert (photo) et Christian Masset, ministres plénipotentiaires hors classe, ont été élevés à la dignité d’ambassadeurs de France lors du Conseil des ministres du 8 septembre. Pour rappel, être élevé à la dignité d’ambassadeur de France correspond au summum d’une carrière au Quai d’Orsay. Un bâton de maréchal, dit-on parfois. Alors que les ambassadeurs portent en principe ce titre pour la durée de leurs fonctions, ceux “élevés à la dignité d’ambassadeurs de France” gardent ce titre toute leur vie.

Énarque de la promotion Voltaire (1980) et proche de François Hollande, Jean-Maurice Ripert, 63 ans, est ambassadeur de France en Russie depuis trois ans. Auparavant, il a longtemps évolué en cabinets ministériels. Il a notamment été conseiller technique au cabinet du ministre délégué chargé de la Coopération et du Développement Christian Nucci en 1983-1984. Il est ensuite recruté par Roland Dumas à son cabinet au ministère des Affaires européennes, puis au ministère des Relations extérieures, jusqu’en 1986. Sous le second mandat de François Mitterrand, Jean-Maurice Ripert conseille le Premier ministre Michel Rocard de 1988 à 1991. Il dirige ensuite le cabinet de Bernard Kouchner au secrétariat d’État à l’Action humanitaire (1991-1992), qu’il continue de conseiller au ministère de la Santé et de l’Action sociale, de 1992 à 1993.

Représentant permanent à Genève puis à New York

Jean-Maurice Ripert part ensuite pour la Californie, où il est consul général à Los Angeles (1993-1996) puis, de retour en France, il devient directeur adjoint des Nations unies et des organisations internationales à la direction des affaires politiques et sécurité du Quai d’Orsay, en 1996. Il retrouve les cabinets ministériels lors du retour de la gauche au pouvoir, en 1997. Il conseille alors, pendant trois ans, Lionel Jospin à Matignon sur les dossiers diplomatiques avant de prendre son premier poste d’ambassadeur, en Grèce, de 2000 à 2003. Jean-Maurice Ripert est nommé directeur des Nations unies et des organisations internationales au ministère des Affaires étrangères en 2003, puis ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l’Office des Nations unies à Genève et des organisations internationales en Suisse en 2005. À nouveau aux États-Unis en 2007, il est alors ambassadeur, représentant permanent de la France au Conseil de sécurité et chef de la mission permanente française près les Nations unies à New York.

Sanctions contre la Russie : l'UE prolonge de six mois l'interdiction de voyage et le gel des avoirs

Bruxelles a prolongé ses sanctions portant sur l’interdiction de voyage et le gel des avoirs de personnalités et d’entreprises accusées d’avoir soutenu le rattachement de la Crimée à la Russie et la rébellion dans l’est de l’Ukraine.

Des diplomates ont indiqué à l’agence de presse Reuters que l’interdiction de voyager et le gel des avoirs frappant des personnalités russes et ukrainiennes, mais aussi des entreprises, avaient été prolongés de six mois par l’Union européenne. Ces mesures devaient prendre fin le 15 septembre.

La «liste noire» établie par Bruxelles comporte .... LIRE LA SUITE ICI


Article paru le 7 septembre 2016 dans RT FRANCE

https://francais.rt.com/economie/26043-union-europeenne-prolonge-sanctions-russie

La Russie s'affranchit de sa dépendance pétrolière

62% des recettes budgétaires de la Russie ne sont pas liées à la vente de pétrole et de gaz.

Les recettes budgétaires de la Russie se sont élevées à près de 6.000 milliards de roubles au cours du premier semestre 2016. Seul un tiers de cette somme est représenté par le montant de la vente de pétrole et de gaz. Ce sont les impôts sur le revenu qui ont généré plus de la moitié de toutes les recettes, a déclaré mercredi le Service fédéral des impôts (FTS).

"Les recettes fiscales au budget consolidé russe, compte non tenu de l'impôt sur l'exploration minière, s'élèvent à 5,6 milliards de roubles, ce qui est supérieur de 5% par rapport à la même période l'an dernier, et les recettes fiscales au budget fédéral s'élèvent à 2 milliards de roubles, soit une augmentation de 4%", rapporte l'agence. "La majeure partie des revenus — 62% — n'est pas représentée par la vente de pétrole et de gaz. L'économie russe dans son ensemble dépend moins qu'avant des prix mondiaux des combustibles et des matières premières", a déclaré lundi le premier ministre russe Dmitri Medvedev. En janvier-juin 2016, le Service fédéral des impôts a remarqué une croissance des revenus de tous les principaux impôts: les recettes provenant de l'impôt sur le revenu ont augmenté de plus de 8%; l'augmentation des accises s'élevait à 24%; la réception de l'impôt sur les bénéfices des sociétés a augmenté de 5%; les recettes de la TVA, de 3%; et les recettes de l'impôt foncier, de 1%. En outre, selon les pronostics du ministère russe des Finances, la dépendance pétrolière de la Russie en 2017 a toutes les chances de diminuer encore et de constituer 37% des recettes budgétaires par rapport au 38% de l'année en cours.

Article paru le 6 Septembre 2016 dans Sputnik France 

https://fr.sputniknews.com/economie/201609061027628784-russie-petrole-dependance/

Club Evasion nouveau partenaire UFE Russie !

Le Club EVASION est LE SPECIALISTE de la sortie RURALE et INSOLITE.

En Russie depuis 15 ans, Sébastien vous accompagnera lors de tous vos déplacements.

4X4 et talkie-walkie sont mis à votre disposition!

Au programme, des circuits sur piste à travers champs et forêts, visites de monuments historiques, monastères, fermes, fromageries et autres curiosités locales.

Bania, quad, motoneige, spéléo, chiens de traineaux, chachliks...

A la journée, sur un WE, ou sur plusieurs jours, choisissez votre format et découvrez une autre facette de la Russie, loin des stéréotypes moscovites.

Evadez-vous !

CLUB EVASION

Contacts à Moscou:

Directeur: Sébastien GUMBEL

+7 926 404 79 00/+7 925 075 87 18

Base de départ du CLUB/ Point de ralliement

Région de Moscou – Nationale M 10 – Esipovo

59 km du Kremlin www.club-evasion.com

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La Russie bientôt leader sur le marché mondial du blé

Grâce à des récoltes inédites, la Russie a des chances de devenir pour la première fois le plus grand exportateur de blé, écartant de l'avant-scène de ce marché l'Union européenne et les Etats-Unis. Cette année, la Russie récoltera environ 70 millions de tonnes de blé. Ces récoltes record permettront au pays d'en vendre sur les marchés extérieurs près de 30 millions de tonnes, devançant ainsi tous les autres concurrents, rapporte le journal Financial Times. 

"Les récoltes sont vraiment impressionnantes", estime Amy Reynolds, économiste au sein du Conseil international des céréales.   La région de la mer Noire, où l'Etat russe est le plus grand exportateur, a toujours eu du poids sur le marché international du blé. Actuellement, son importance continue à croître, beaucoup de pays africains et des pays du Golfe renonçant aux livraisons américaines et australiennes, ajoute l'auteur de l'article.  

Outre les récoltes, la baisse des prix sur le transport de fret favorise Moscou, indique la source. Grâce à ce facteur, des pays tels que l'Afrique du Sud et le Mexique pourraient passer aux céréales russes.  D'ailleurs, les concurrents de la Russie ne sont pas à envier. Leader de l'année 2015, l'Union européenne a cédé ses positions suite à une brusque baisse du volume de production en France. Quant aux fermiers américains, ces dernières années, ils n'ont pas cessé de perdre leurs positions sur le marché du blé, conclut l'auteur de l'article. 

Article paru le 20 août 2016 dans Sputnik France 

https://fr.sputniknews.com/economie/201608201027375140-ble-exportations-russie/

Moscou à l'heure de la musique militaire, Sputnik sur place

Le Festival international de musique militaire Tour Spasskaïa se déroule au centre de Moscou et réunit des Moscovites ainsi que des touristes venus assister en nombre aux concerts et autres performances spectaculaires sur la Place Rouge. Sputnik vous propose une immersion au coeur de l'événement. Parade de fanfares sur la place Rouge Samedi, les Moscovites comme les touristes pouvaient contempler le défilé des soldats de gardes d'honneur et d'orchestres militaires de douze pays de la planète, devenu une belle tradition marquant la fin de l'été à Moscou.... LIRE LA SUITE ICI

Le festival, auquel participent jusqu'à 1.500 personnes, se tient du 27 août au 4 septembre.

Article paru le 28 Aout 2016 dans Sputnik France

https://fr.sputniknews.com/russie/201608281027492873-moscou-musique-militaire-festival/

Le cognac de Derbent : une fierté du Daghestan

La production de vin et de cognac est une des cartes de visite de Derbent. La région s’est dotée de fabriques de ces boissons dès le milieu du XIXe siècle. Et elle fournit aujourd’hui les plus prestigieux cognacs de Russie. Valeri Danilian, chef technicien adjoint de la Fabrique de cognac de Derbent, nous parle de ce qui distingue les cognacs français et russe, de l’état actuel de la viniculture en Russie, et aussi de ce qui l’a poussé à choisir ce métier.

Le Courrier de Russie : Quel est le nom correct de votre production : cognac ou brandy ? Car le cognac tire son nom de la région de France dans laquelle il est produit…

Valeri Danilian : À l’époque où Jacques Chirac était président de la République française, il a abordé cette question avec Vladimir Poutine. La question de l’utilisation de l’appellation « cognac » a été débattue au niveau des viticulteurs français et des experts russes de la fabrication d’alcool, mais elle a finalement été mise de côté pour ne plus être posée. Concrètement, aujourd’hui, nous vendons notre produit en Russie sous le nom de « cognac », et pour l’export, sous celui de « brandy ».

LCDR : Pouvez-vous nous en dire plus sur le processus de fabrication du cognac ?

V.D. : Notre entreprise possède plusieurs chaînes de transformation du raisin. Nous transformons environ 50 tonnes de raisin à l’heure. Le raisin pressé donne un jus, ou, dans le jargon scientifique, un « moût », qui est fermenté pour produire un vin sec. À partir de ce dernier, distillé dans des appareils de cuivre rouge, on obtient le distillat de cognac, qui peut contenir jusqu’à 70 % d’alcool pur. Le spiritueux obtenu est ensuite versé dans des tonneaux de chêne, pour être vieilli. Et à l’issue de la période de vieillissement, nous produisons nos cognacs.

C’est soit du trois étoiles, soit du cinq ans d’âge, soit du dix ans d’âge. Nous avons des cognacs de 20 ou 30 ans d’âge, nous en avons même un de 62 ans. Mais généralement, le cognac « repose » dans les fûts un an minimum.

LCDR : J’y reviens : y a-t-il des différences, dans le procédé de fabrication, entre votre cognac local et le cognac français ?

V.D. : La technologie est quasiment la même partout. Quand la Russie s’est lancée dans la fabrication de cognac, au début du 19e siècle, elle a emprunté leurs techniques aux créateurs de cette boisson : les Français. Mais le goût du cognac varie en fonction de la terre sur laquelle a poussé le raisin, de l’eau dont on l’a arrosé, des mains qui l’ont cueilli. Le cognac, ce n’est pas le travail d’un homme, mais le fruit du labeur complexe du vigneron qui cultive le raisin, de celui qui le transforme et de celui qui le distille et le conserve.

Nos cognacs ne se distinguent des français que par les notes. Les cognacs français sont dominés par des notes de cire, de savon, de parfum, alors que les nôtres se caractérisent par des notes de chocolat et de vanille, de noix, de pruneau. Les notes qui caractérisent le cognac d’un pays ne peuvent pas servir d’étalon pour un autre. Ces goûts sont déterminés par de nombreux facteurs : le jus du raisin, la somme des températures actives, le sol, l’eau…

LCDR : Vous inspirez-vous de l’expérience occidentale pour fabriquer du vin et du cognac dans votre entreprise ?

V.D. : Je lis régulièrement les revues professionnelles et je me tiens au courant de ce qui se passe à l’étranger. Ça me suffit. Vous savez, aucune usine ne confie ses secrets à une autre. L’échange d’expériences ne se pratique qu’entre les spécialistes d’une maison.

L’entreprise où je travaille est la gardienne de grandes traditions de fabrication de vin et de cognac. Elle a été fondée en 1861 par quatre Arméniens. Le Daghestan est une région musulmane, et la viniculture ne pouvait y être pratiquée que par des représentants d’autres confessions : des Juifs, des Arméniens et des Russes.

La viniculture a commencé à se développer ici dès le 18e siècle. Aux 18e et 19e siècles, on faisait venir ici des raisins du monde entier : de France, d’Espagne, d’Italie. Nous avons toujours eu de bons vignerons.

Malheureusement, la viniculture a subi de lourds dommages avec la campagne antialcoolique lancée en URSS en 1985. Des vignes ont été massivement détruites dans les régions du pays traditionnellement productrices de vin. Imaginez : alors que nous transformions 400 000 tonnes de raisin en 1985, nous n’en avons transformé que 140 000 tonnes l’année dernière. Il faudra encore beaucoup de temps pour que nous retrouvions les anciens rythmes de fabrication.

LCDR : Que faudrait-il faire pour que les vins et cognacs russes soient reconnus de par le monde ?

V.D. : Ils le sont déjà. On compte avec nous. La production de notre région – et je parle aussi bien de la fabrique de Derbent que de celle de Kizliar, qui est le fournisseur officiel du Kremlin – est régulièrement récompensée et médaillée lors des concours internationaux. Le monde connaît les vins et cognacs russes.

LCDR : Bien. Que faudrait-il faire, alors, pour que le cognac russe soit vendu dans les supermarchés français ?

V.D. : Je ne peux pas répondre à cette question, ce n’est pas mon travail. Chaque entreprise a un département spécialisé dans la promotion du produit. Mon travail, c’est de préparer un cognac que tous apprécieront. Un cognac qui ne reviendra pas sans prix des concours internationaux.

LCDR : Vous travaillez depuis longtemps dans cette entreprise ?

V.D. : Depuis que j’ai terminé ma formation technique, à l’âge de 18 ans – c’est-à-dire depuis bientôt 52 ans.

LCDR : Et n’a-t-on jamais tenté de vous débaucher ?

V.D. : Bien sûr que si ! J’ai eu des propositions émanant de la fabrique locale de Kizliar, de Moscou, d’Arménie et de Moldavie ; on m’a aussi proposé d’aller travailler à Chypre et en Algérie. Mais cette terre m’a élevé et nourri. Je suis Daghestanais. Je suis né ici, ma femme, mes enfants, mes petits-enfants, ma datcha et le travail que j’aime sont ici.

Je n’ai besoin de rien d’autre. Et pour cette raison, je dois restituer mon expérience seulement ici : à cette entreprise et à cette république.

LCDR : La jeunesse vient-elle volontiers travailler dans la vigne, aujourd’hui ?

V.D. : Je ne sais pas exactement combien de viticulteurs produit chaque année l’université du Daghestan, ni celles de Rostov-sur-le-Don, Krasnodar ou Moscou, mais je peux vous dire, en tout cas, que nous ne souffrons pas d’un manque de personnel. Notre collectif ne cesse de rajeunir.

LCDR : Pourquoi avez-vous décidé de faire ce métier ?

V.D. : Très franchement, je ne sais pas. Je suis né à Derbent, j’ai toujours aimé le raisin, l’agriculture. Je me suis toujours intéressé au processus de fabrication du vin et j’ai décidé de suivre la formation technique correspondant à cette spécialité.

À la sortie du lycée technique, je suis venu faire mon stage dans cette entreprise. Mon premier enseignant était le vigneron en chef de l’usine : Sergueï Djavakhov. J’ai apprécié sa façon d’expliquer ce qu’il fallait faire, de raconter sa relation avec le vin. Et j’ai décidé que je devais suivre cette voie.

Pourtant, malgré mon métier, je ne consomme pratiquement pas d’alcool. Exceptionnellement, je peux boire un petit verre de cognac lors de fêtes de famille.

LCDR : Racontez-nous une journée de travail.

V.D. : Je commence ma journée à 4h45. À Derbent, j’ai un appartement et une maison, mais je préfère vivre à la datcha. Juste après m’être levé, je vais au potager voir ce qu’il y a à faire. Ensuite, je vais à la mer, je marche pieds nus sur le sable, je me baigne. Puis, je reviens chez moi, je prends une douche, je monte dans ma voiture et je vais à l’usine.

Naturellement, la matinée au travail commence par une réunion de planification. Il faut déterminer qui doit faire quoi : quel cognac filtrer, quels mélanges faire. Et comme ça, toute la journée. Quand je rentre chez moi le vendredi soir, j’attends déjà le lundi.

Pour moi, le travail est une fête. Quand on m’apporte un verre de la boisson prête, je sens immédiatement monter l’adrénaline. La naissance d’un nouveau vin, c’est le même sentiment que quand on te présente un enfant nouveau-né. Le vin, c’est un produit vivant, c’est la vie même. Comme l’être humain, il a ses périodes : il naît, puis il mûrit, et ensuite, il meurt.

LCDR : Pourquoi aimez-vous votre métier ?

V.D. : J’ai toujours apprécié tout ce qui est lié au vin. C’est ma vie. Si on me disait demain que je suis nommé ministre de l’énergie ou, disons, de l’informatique, je dirais : « Non merci, je veux rester vigneron. » D’ailleurs, je pense que les présidents de tous les pays devraient être vignerons – il n’y aurait plus de guerre dans le monde, alors.


Article paru le 3 Août 2016 dans LE COURRIER DE RUSSIE

http://www.lecourrierderussie.com/regions-et-villes/caucase-du-nord/daghestan/2016/08/cognac-derbent-vin-production/

Fromager malgré les sanctions

Alexandre, conscient de l’absence d’une culture du fromage en Russie, compte bien la développer grâce à son projet.

À 29 ans, Alexandre Kroupetskov est à la tête de deux boutiques de fromage à Moscou. Rencontre.

Programmeur de formation, Alexandre a travaillé dix ans dans l’informatique. Mais début 2014, il a abandonné son dernier poste – chef de projets IT dans une banque – pour ouvrir une fromagerie. Alexandre a alors placé toutes ses économies – 700 000 roubles, qu’il comptait investir dans une nouvelle voiture – dans son affaire : « Je me suis dit qu’il était temps de me lancer, et que si je réussissais, je gagnerais assez pour m’offrir une bagnole ! », confie-t-il. En quête de fournisseurs, Alexandre s’achète un billet d’entrée pour Prodexpo, le premier salon russe des professionnels de la distribution alimentaire. À l’époque, il imagine un étal composé à 100 % de fromages européens : camembert, bleu, parmesan, gruyère…

« Pourquoi le fromage ? Parce que c’est un produit que j’apprécie, explique Alexandre. J’aime voyager, découvrir de nouveaux goûts. Chaque fois que je vais à l’étranger, en France, en Allemagne ou en Italie, je goûte du fromage et j’en rapporte à mes proches. Mais en Russie, le fromage, c’est un truc sans trop de goût qu’on met sur une tartine beurrée – pas ce mets qu’on déguste en fin de repas, comme les Français. » Alexandre, conscient de l’absence d’une culture du fromage en Russie, compte bien la développer grâce à son projet.

En dépit de l’embargo

Il ouvre sa première boutique en juin 2014, dans un local trouvé sur le site de petites annonces Avito. Le nom lui vient naturellement : Au sommelier fromager. « Quand vous voulez en savoir plus sur le vin, c’est facile : il y a des écoles de sommeliers, des boutiques spécialisées, poursuit l’entrepreneur. Mais sur le fromage, ici, personne ne sait grand-chose… J’ai donc décidé de devenir moi-même ce maître fromager en Russie ! »

Les ventes démarrent un peu moins bien que prévu, ce qu’Alexandre explique par un mauvais choix d’emplacement. « Le magasin était situé près du métro Novoslobodskaïa, près de deux universités. J’espérais que les étudiants viendraient chercher chez moi des cadeaux pour leurs enseignants… mais je me suis trompé », se souvient-il. Pire : un mois plus tard, en réponse aux sanctions européennes, Moscou introduit un embargo sur la majorité des produits alimentaires venant de l’Union européenne.  Les fromages français sont désormais interdits de séjour en Russie. « Ça a été un vrai coup dur, moralement. Je me préparais à voir mon business couler », admet l’entrepreneur.

Le 7 août 2014, le lendemain de l’adoption de l’embargo, Alexandre fait le tour de ses fournisseurs en voiture pour leur acheter tous leurs stocks de fromages français et italiens. « J’ai acheté près de 300 kilos de fromage ! Je les ai entreposés chez moi, chez mes beaux-parents, chez des collègues… J’ai pu tenir six mois avec. Cela m’a permis de gagner du temps et de réfléchir à une solution pérenne », raconte Alexandre. Il parvient à se maintenir à flot et, vers le mois de novembre, commence même à enregistrer ses premiers bénéfices : les cliens se ruent chez lui pour acheter des paniers cadeaux à l’occasion des fêtes de fin d’année.

Les affaires marchent. À l’été 2015, Alexandre ouvre sa deuxième boutique. Le nouveau Sommelier fromager s’implante sur le pont piéton Bagration, en face de la gare de Kiev. « Nous y sommes restés pendant un an, explique-t-il. Mais à un moment, le propriétaire a changé, et le nouveau voulait tripler le loyer. Tous les commerçants du pont sont partis. »

Alexandre aussi a dû trouver une solution. Il a décidé de se rapprocher des caves à vins, se disant que les deux produits se marient bien. Il a fermé sa boutique de Novoslobodskaïa et a conclu un accord avec deux boutiques de vins de la capitale, pour installer des comptoirs dans leurs locaux. Alexandre gagne ainsi, désormais, des clients spontanés.

L’assortiment, lui aussi, évolue avec le temps. Après avoir épuisé son stock, Alexandre a importé de France des fromages sans lactose – autorisés, au début, par les conditions de l’embargo. « Tous les fromages affinés durant plus de trois mois ne contiennent pas de lactose, explique l’entrepreneur. Cela m’ouvrait de larges possibilités, je pouvais encore importer beaucoup de bons produits. » Mais en juillet 2015, le gouvernement russe interdit aussi les fromages sans lactose. Finalement, afin de sauver son affaire, le jeune homme se tourne vers des producteurs locaux.

Le premier coup est une réussite : « En cherchant du camembert russe sur Internet, je suis tombé sur le site de la ferme Polyanka, dans la région de Moscou, se souvient Alexandre. Sur les photos, leur production avait l’air très bien : je suis allé goûter, et aujourd’hui, je vends leur camembert. » L’entrepreneur collabore actuellement avec une trentaine de fermiers russes dans tout le pays, dont les fromages constituent un peu moins d’un tiers de l’assortiment du Sommelier fromager. « J’ai 70 sortes de fromage en tout, dont 30  % sont russes et 60  % suisses. Le reste vient de Tunisie, du Maroc et d’Argentine, des pays non concernés par l’embargo », précise l’entrepreneur.

« Camembert, je te vendrai sûrement »

Les gens s’intéressent de plus en plus aux fromages russes, poursuit Alexandre. Alors que ses clients ne voulaient même pas en entendre parler il y a seulement deux ans, aujourd’hui, ils commencent à avoir leurs sortes et leurs producteurs préférés. « Je suis certain qu’il va y avoir de plus en plus de bons fromages en Russie, et que la demande va croître elle aussi, naturellement », assure le fromager. Avant de décider de placer de nouvelles sortes sur son étal, Alexandre organise à chaque fois une dégustation pour ses quatre employés : « Et nous décidons ensemble si nous allons, oui ou non, adopter tel ou tel fromage. On ne vend bien que ce qu’on apprécie », explique-t-il.

Et si l’embargo était levé ? Alexandre Kroupetskov avoue qu’une telle décision lui faciliterait la vie. « Même si la production de fromage se développe bien ici, les Russes apprécieront toujours le bon fromage français, ils ont leurs préférences, leurs coups de cœur… », commente-t-il, ajoutant qu’il est toujours obligé d’importer des produits étrangers pour satisfaire des demandes bien précises de ses clients.

« Les gens qui veulent du parmesan vont naturellement opter pour un fromage suisse approchant plutôt que pour un produit russe qu’ils ne connaissent pas », constate Alexandre. Autre problème : si les fermiers russes parviennent à faire de bons fromages à pâte molle, les pâtes cuites demeurent un défi, notamment parce que leur fabrication exige plusieurs années. « Les producteurs nationaux ne veulent pas se lancer dans cet affinage de long terme, explique le fromager. Ils préfèrent fabriquer un camembert qu’ils vendront rapidement. » Alexandre en est convaincu : « La Russie doit lever l’embargo et ré-autoriser l’importation des fromages étrangers, et ce aussi pour maintenir une concurrence saine parmi les fermiers locaux. »

Alexandre vend actuellement 70 kilos de fromage par semaine, à entre quinze et vingt personnes par jour, pour un ticket de caisse moyen de 2 000 roubles. Le fromager avoue recevoir constamment des propositions de commerçants clandestins, qui lui proposent, sous le manteau, des fromages interdits.

« Les importations illégales existent, ce n’est un secret pour personne. Je reçois plusieurs coups de fil par mois de gens qui me proposent du fromage français ou italien. Mais j’ai toujours refusé. J’ai toujours voulu jouer franc jeu, dès le début », me dit-il en me tendant sa carte de visite – avec des trous rappelant l’emmental. Si Alexandre gagne aujourd’hui moins bien sa vie qu’à la banque – et ne s’est toujours pas payé de nouvelle voiture –, il ne regrette pas son choix. « J’investis les bénéfices de la boutique dans le développement de mon business, et ça me va. La nouvelle voiture, ce sera pour plus tard ! », conclut-il, tout sourire.

Article paru le 11 juillet 2016 dans Le Courrier de Russie

http://www.lecourrierderussie.com/societe/2016/07/fromager-sanctions-moscou-russie/


Patrick Pouyanné, directeur général de Total : Yamal LNG est un projet concurrentiel

Les sanctions ne nous ont pas simplifié le travail, mais en même temps, notre stratégie consiste à surmonter les difficultés et à trouver des solutions. La recherche de financements pour Yamal LNG en est un bon exemple.

Le groupe français Total, la compagnie gazière russe Novatek et leurs partenaires chinois ont finalement trouvé, début mai, des financements pour le mégaprojet Yamal LNG, au nord de la Russie, un des plus grands projets de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde. Pourquoi les banques européennes ne participent-elles pas au financement du projet ? Quelles sont les prévisions pour les prix du pétrole et du gaz ? Kommersant s’est entretenu avec Patrick Pouyanné, directeur général de Total.

Kommersant : Où en est le projet Yamal LNG ? Prévoyez-vous toujours les premières livraisons de gaz naturel liquéfié pour le dernier trimestre 2017 ?

Patrick Pouyanné : Tout se déroule selon le calendrier prévu. Quinze mille personnes travaillent sur le chantier, les modules de l’usine de liquéfaction du gaz sont acheminés depuis les chantiers de construction sur la côte chinoise – il est important d’effectuer ces livraisons en temps voulu afin de profiter de la saison la plus propice dans l’océan Arctique. Nous avons réglé favorablement la question du financement du projet, qui se fera essentiellement en euros. Je trouve positif que, malgré les restrictions liées aux sanctions, nous ayons trouvé le moyen de mobiliser des fonds, dont une partie significative vient de banques chinoises (en avril, Yamal LNG est tombé d’accord avec la China Exim Bank et la China Development Bank sur un financement à hauteur de 12 milliards de dollars). Nous avons aussi contracté des crédits en euros auprès de banques russes, pour une somme équivalant à 4 milliards de dollars environ.

Kommersant : L’année dernière, vous comptiez sur un financement de 4 à 5 milliards de dollars en provenance des banques européennes, mais elles n’ont rien donné…

P.P. : Les banques européennes et internationales ont adopté une position attentiste. Nous ne sommes pas disposés à accepter leurs conditions supplémentaires, qui pourraient déséquilibrer le financement du projet. C’est pour cette raison que nous avons ciblé en premier lieu les crédits en provenance des banques chinoises et russes.

Néanmoins, nous continuons de travailler avec des sociétés de crédit internationales. L’apport d’une petite tranche de crédit supplémentaire serait bienvenu même si, dans l’ensemble, le financement du projet est déjà monté. Je suis heureux de voir que cette expérience pourrait permettre d’ouvrir des voies nouvelles pour trouver des financements.

Kommersant : En cas d’apport de fonds supplémentaires, l’argent ira aux actionnaires du projet ?

P.P. : Non, il ira au projet lui-même. Ces crédits supplémentaires permettront d’alléger la charge de l’investissement, qui repose sur les capitaux propres des actionnaires. Au départ, nous nous étions dit qu’idéalement, il nous faudrait un apport de 20 milliards de dollars. Et nous avons déjà levé 18,4 milliards de dollars.

Kommersant : Dans quelle mesure la compétitivité du projet est-elle liée aux prix du GNL ?

P.P. : Nous envisageons le projet dans une perspective de long terme. L’extraction du gaz et la production de GNL sont prévues sur une période de 25 à 30 ans, au cours de laquelle la volatilité des prix est inévitable. Grâce à son faible coût d’exploitation, Yamal LNG est un projet concurrentiel. C’est précisément pour cette raison qu’il peut résister à la volatilité des prix. Il sera bénéficiaire même si les prix sont bas.

Kommersant : Total a réduit sa participation dans le gisement de Kharyaga [nord de la Sibérie] et cessé d’en être l’opérateur, même s’il se maintient dans le projet. Pourquoi ?

P.P. : Notre logique était la suivante. Lorsque nous sommes venus travailler en Russie il y a vingt-cinq ans, Kharyaga a été notre premier projet à long terme. Il nous a permis d’acquérir une certaine expérience de l’activité dans l’Arctique russe. Mais aujourd’hui, dans un contexte de prix du pétrole bas, nous sommes obligés d’optimiser nos actifs et de nous fixer pour priorité la maîtrise de nos dépenses. Nous transférons donc le rôle d’opérateur à Zarubezhneft, une compagnie russe expérimentée qui saura coordonner plus efficacement le travail avec les prestataires russes dans la région. Nous ne nous retirons pas entièrement du projet et voulons continuer d’apporter notre connaissance de la structure géologique de Kharyaga et des particularités de l’exploitation du gisement. Nous avons trouvé le moyen de revoir notre participation dans le projet et espérons que tout sera conclu d’ici septembre. Il est nécessaire d’en finir avec les formalités juridiques.

Kommersant : Avez-vous de nouveaux projets en vue en Russie ?

P.P. : Notre principal partenaire en Russie est Novatek, et nous avons, bien entendu, des idées de développement pour l’avenir, en Russie et à l’étranger. Mais pour l’heure, il faut avant tout mettre en route le projet Yamal LNG. Nous sommes aussi actionnaires de Novatek, avec qui nous continuons d’exploiter le champ de gaz de Termokarstovoye, dans le district autonome de Iamalo-Nénétsie. Une activité dont nous sommes très satisfaits.

Kommersant : Quel impact les sanctions contre la Russie ont-elles sur vos affaires ? Voyez-vous des signes laissant penser que la position de l’UE sur la question de leur prolongation évolue ?

P.P. : Les sanctions ne nous ont pas simplifié le travail, mais en même temps, notre stratégie consiste à surmonter les difficultés et à trouver des solutions. La recherche de financements pour Yamal LNG en est un bon exemple. Il s’agit d’un projet sur 30 ans. Et au cours de cette période, il y aura inévitablement des hauts et des bas sur les plans économique autant que géopolitique, mais notre tâche est de garantir une certaine stabilité et de garder le cap.

Kommersant : On entend beaucoup dire actuellement, dans les milieux concernés, que le marché du GNL est saturé pour les cinq à six prochaines années, qu’il n’y a pas de niche de marché pour de nouveaux projets et que Yamal LNG est peut-être le dernier. Qu’en pensez-vous ?

P.P. : Il y a aujourd’hui beaucoup de GNL disponible sur le marché, et on peut s’attendre à des prix relativement bas pour les cinq prochaines années. Mais en analysant précisément la situation, on constate que la consommation mondiale de gaz augmente deux fois plus vite que celle de pétrole, et la consommation de GNL – deux fois plus vite que celle de gaz en général. C’est pourquoi, chez Total, nous continuons de lancer de nouveaux projets GNL, par exemple le Papua LNG, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Nous croyons en l’avenir du gaz. C’est un combustible propre, un très bon complément aux sources d’énergie renouvelables dans la balance énergétique, et qui peut assurer un approvisionnement continu en énergie. Je pense que le monde a besoin d’un combustible fiable, accessible et écologiquement propre, et le gaz convient parfaitement.

En outre, le gaz et le pétrole sont des matières premières qui, en tant que marchandises, passent par des cycles déterminés. Lors des discussions sur le forum [Forum économique international de Saint-Pétersbourg, ndlr], j’ai entendu dire à plusieurs reprises, principalement dans la bouche des hommes politiques, qu’il fallait des prix stables pour les hydrocarbures. Mais les prix stables, ça n’existe pas, parce que quand les prix sont élevés, vous investissez trop et la consommation ralentit, ce qui entraîne une chute des prix, ce que l’on observe actuellement. Et avec de tels prix, les compagnies n’investissent pas suffisamment. C’est la situation qui s’est établie aujourd’hui : alors que les investissements du secteur des hydrocarbures s’élevaient à 700 milliards de dollars en 2014, en 2016, nous n’avons investi que 400 milliards de dollars. Cette faiblesse des investissements se fera sentir dans deux ou trois ans, et nous assisterons alors à des pénuries de pétrole et de gaz – qui auront pour effet une nouvelle hausse des prix.

Kommersant : Décelez-vous déjà des signes d’une hausse de la demande en GNL en Asie ?

P.P. : Oui, bien sûr. Pas tant en Chine, d’ailleurs, qu’en Asie du Sud-Est – par exemple en Indonésie, aux Philippines et au Myanmar. C’est une question de développement économique. Dans ces pays, l’ennemi du gaz, c’est le charbon, qui est moins coûteux à produire et à transporter. Cependant, à mon avis, la question doit être considérée en prenant en compte le problème du changement climatique. Voilà pourquoi Total insiste pour que soit instaurée une taxe sur les émissions de CO2. Vu le marché actuel, avec une taxe moyenne de 40 dollars par tonne de CO2, le gaz évincera le charbon. Si le monde a réellement l’intention d’atteindre les objectifs fixés à la conférence de Paris sur le climat [COP21], il est temps de mettre en place cette taxe.

Kommersant : Voyez-vous des indices concrets de l’instauration prochaine d’un tel système ?

P.P. : Oui, je constate que des pas ont été faits, en particulier en Amérique du Nord. Je pense que ça se fera petit à petit. Ainsi, au forum de Pétersbourg, au cours de la discussion organisée par Rosneft [à laquelle participaient les directeurs généraux de BP, Eni, Exxon, Total et Rosneft,ndlr], toutes les compagnies ont confirmé qu’elles tenaient compte de la taxe carbone dans leurs audits internes. Et elles se basent, précisément, sur un montant de 30 à 40 dollars par tonne. Nous investissons sur des délais de 20 ans, et ne voulons pas faire d’erreurs. Et nous savons tous qu’un système de taxe carbone sera instauré tôt ou tard. Pour l’instant, la construction de centrales électriques au charbon semble encore plus rentable que celle de centrales au gaz, mais si l’on prend en compte cette taxe, on se rend compte que ce serait une terrible erreur d’investissement.


Article paru le 11 Juillet 2016 dans LE COURRIER DE RUSSIE

http://www.lecourrierderussie.com/economie/2016/07/total-yamal-lng-patrick-pouyanne-gaz-petrole/



La Russie devient le premier exportateur de pétrole en Chine

Riyad se retire du marché asiatique en tant que premier exportateur de pétrole, ce que les experts de l’agence Reuters considèrent comme un abandon intentionnel du dumping dans l’attente d’une hausse des prix. Retrait dont bénéficie la Russie.

Voici un constat que les analystes de l’agence Reuters ont déduit en se basant sur la base de données des importations de ressources énergétiques des principaux pays d’Asie du sud et de l’Est.

Ainsi, de janvier à mai 2016, les importations de pétrole de la Chine en provenance de l’Arabie saoudite ont atteint une moyenne de 1,05 millions de barils par jour, correspondant à une hausse de 3,9% par rapport à l’année précédente, alors que l’ensemble des importations de pétrole par la Chine au cours de cette même période ont augmenté de 16,5%.

En même temps, au cours de la période janvier-mai 2016, la Russie a dépassé l’Arabie saoudite, devenant ainsi le premier fournisseur de pétrole à la Chine. L’importation de pétrole russe en Chine de janvier à mai 2016 était de 1,06 millions de barils par jour, soit une augmentation de 42% par rapport à .... LIRE LA SUITE


Article paru le 30 Juin 2016 dans RT France

https://francais.rt.com/economie/23087-larabie-saoudite-petrole-asie

 

Fêtes maritimes de Brest: la France garantit l'insaisissabilité des voiliers russes

Brest 2016 démarre ce mercredi 13 juillet pour offrir sept jours de fêtes aux amateurs de beaux bateaux. La Russie sera représentée par les quatre-mâts Sedov et Kruzenshtern. Afin d'éviter toute saisie de deux des plus grands voiliers du monde, les ministres français des Affaires étrangères et de la Culture ont adopté un arrêté spécifique.

Les deux navires-école russes prenant part aux fêtes maritimes de Brest ont été déclarés insaisissables pendant la période comprise entre le 11 et le 22 juillet, soit durant leur participation aux fêtes maritimes. Une telle mesure s'est imposée afin de protéger les barques russes mondialement célèbres contre toute éventuelle saisie dans le cadre de l'affaire Ioukos.

"En conformité à la Loi du 8 août 1994, les biens culturels prêtés par une puissance étrangère, une collectivité publique ou une institution culturelle étrangères, destinés à être exposés au public en France sont insaisissables pour la période de leur prêt à l'État français", a rappelé à l'agence RIA Novosti Romain Nadal, porte-parole du ministère français des affaires étrangères.

En juillet 2014, la Cour d'arbitrage de La Haye a pris la décision de satisfaire la plainte des ex-actionnaires de la compagnie Ioukos, ordonnant à Moscou de payer une compensation de 50 milliards de dollars (45 mds EUR) ainsi que 65 millions de dollars de frais de justice (58,5 M EUR). En application de cet arrêt — d'ailleurs fort contesté par Moscou — des biens publics russes ont été saisis en vue d'une liquidation en Europe et aux Etats-Unis.

Rappelons qu'en avril dernier, un tribunal de la Haye a reconnu que la Cour d'arbitrage de La Haye, qui a condamné en 2014 la Russie à verser 50 milliards de dollars aux anciens actionnaires de la compagnie Ioukos, n'avait pas les compétences nécessaires à ces fins.


Article paru le 13 Juillet 2016 dans Sputnik France

https://fr.sputniknews.com/france/201607131026640412-brest-bateaux-russes/

Carré France nouveau partenaire UFE Russie !

CARRÉ FRANCE est le centre d’affaires français de Moscou. Il offre aux PME-PMI des espaces de travail modulables au sein de la communauté d’affaires franco-russe. Grâce à sa situation géographique exceptionnelle et des services à la carte, CARRÉ France est LA solution pour les entreprises désireuses de s’installer en Russie. Un positionnement géographique idéal: CARRÉ FRANCE occupe un élégant hôtel particulier du XIXème siècle situé en plein cœur de Moscou, en face de l’église Saint-Louis des Français et du Lycée français Alexandre Dumas. Avec 1.500 m2 de surface de bureaux répartis sur 4 niveaux, CARRÉ FRANCE est le premier centre d’affaires français de Russie dédié aux PME. Derrière la prestigieuse façade historique, les espaces de bureaux sont aménagés selon les dernières tendances du design et entièrement équipés. CARRÉ FRANCE abrite la dynamique Chambre de commerce et d’industrie France Russie, l’Observatoire Franco-russe, le Courrier de Russie et des PME françaises leaders sur leurs marchés telles que « eTargeting » et « TSAR VOYAGES ». CARRÉ FRANCE est ainsi le lieu d’échanges privilégié de toute la communauté d’affaires française. S’installer au CARRÉ FRANCE, c’est positionner l’entreprise au centre du puissant réseau d’affaires français en Russie.


Eric Barray, nouvel Administrateur UFE Russie

L'Union des Français de l'Etranger Russie est heureuse d'accueillir ERIC BARRAY comme nouvel Administrateur de son Bureau.

Ancien Vice-Président American Express France, Éric va apporter à l'UFE Russie son expérience et ses compétence Marketing.



 

UE : accord politique des 28 pour prolonger de six mois les sanctions contre la Russie

Les ambassadeurs des 28 pays membres de l'Union européenne ont approuvé ce 21 juin la prolongation, pour six mois, des lourdes sanctions économiques décrétées contre la Russie à l'été 2014 pour son implication présumée dans le conflit ukrainien.

L'information est révélée par l'AFP qui cite plusieurs sources européennes anonymes.

La décision formelle doit encore être prise pour proroger jusqu'au 31 janvier 2017 ces sanctions qui arrivent à échéance fin juillet. Elles touchent notamment des banques et des entreprises pétrolières et de défense russes, et ont lourdement pénalisé l'économie de la Russie, qui a en retour décrété un embargo sur les importations agro-alimentaires de l'UE.

Initialement, les Européens prévoyaient d'adopter définitivement ces sanctions vendredi prochain, afin de régler la question avant l'important sommet des chefs d'Etat et de gouvernement les 28 et 29 juin à Bruxelles, prioritairement consacré aux suites du référendum britannique sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE.

Mais deux Etats membres, la France et le Royaume-Uni, doivent au préalable informer leurs ... LIRE LA SUITE ICI

 

Article paru le 21 Juin 2016 sur RT FRANCE

https://francais.rt.com/international/22457-ue-accord-politique-28-pour

Un train ultra rapide Hyperloop à Moscou, la réalisation d’un rêve de science-fiction

Moscou a signé un accord avec l’entreprise Hyperloop One, basée à Los Angeles, pour explorer la mise en place sur son territoire d’un système de transport futuriste à grande vitesse, connu sous le nom d’Hyperloop.

«Hyperloop peut drastiquement améliorer la vie de 16 millions de personnes dans la zone du grand Moscou, réduisant leurs déplacements à une infime proportion de ce qu'ils sont aujourd’hui», a expliqué Shervin Pishevar, cité par l’agence d’information Reuters.

© Capture d'écran, hyperloop-one.com

Le système d’Hyperloop consiste en un tube à basse pression avec des capsules, transportées à faible et grande vitesse sur la longueur du tube, jusqu’à la vitesse de 1 220 km/h.

Un tel projet devient économiquement viable pour des distances supérieures à 1 500 kilomètres, d’où l’intérêt de la Russie, pays s’étendant sur onze fuseaux horaires et où les distances entre certaines de ses villes sont considérables.

Outre le projet de création d’une artère ultra-rapide dans la région moscovite, Hyperloop s’apprête à construire une nouvelle «route de la soie», traversant toute la Russie pour acheminer des marchandises de Chine vers l’Europe en une journée.... lire la suite ICI


Article paru le 22 Juin dans RT France

https://francais.rt.com/international/22530-route-soie-high-tech-moscou-hyperloop




RT France, nouveau partenaire Ufe Russie

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